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Regards sur la culture, images des rues, mots venus par inspiration

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 11:14

C’est un train qui remonte vers Paris un dimanche soir. Les places s’échangent, c’est un peu compliqué de trouver la sienne et le monde afflue, En fait je suis là-bas mais je suis avec ... qui est en fait là-bas et c'est le monsieur qui, ah mais alors... Bref. Une tranche de vie entre quelques individus dans un wagon, pas de heurts, juste un poil de négo avant de trouver son siège et roupiller jusuqu’à Paname. Et puis il y a une qui regarde la scène, confortablement assise, à sa juste place, celle inscrite sur SON billet et qui commente pour ses voisins directs : « Oh ben elle est cool, elle parce que moi à sa place je me serais assise et tant pis pour eux.

Dans la famille « justicier de pacotille », je voudrais le Schtroumpf à lunettes.

Cette jeune schtroumpfette génération Y limite Z, morale catho à toute épreuve m’explique qu’elle refuse d’accepter sa promo de manager si elle n'a pas d'abord le contrat et surtout le salaire. Vous comprenez, je veux être dans la légalité. Là ce n’est pas dans mon contrat de travail. Et puis quand elle démissionne elle décrète qu’elle ne fera qu’un mois de préavis. Vous comprenez blablabla et puis j’ai toujours blablabla. Je partirai, c’est comme ça. Sauf qu’elle peut pas, la loi c’est la loi, ça ne se négocie pas. Et toc. Et en plus, c’est pas moi qui les fait, je suis blanche neige là-dedans. Re toc ! Alors elle est pas contente, mais alors pas contente du tout !

Dans la famille « justicier de pacotille », je voudrais le Schtroumpf grognon.

P1180427.JPG

Un salarié un peu limite, toujours à cheval sur la frontière, le genre schtroumpf farceur qui donne des cheveux blancs. Un jour là, le lendemain pas et après ça dépend. Un gars qu’est là encore pour longtemps et qui ne partira pas de son propre chef. Le genre qui n’a rien à faire là et dont tout le monde se plaint mais que personne ne met dehors. Alors l’employeur courageux saisit l’occasion royale de sa situation financière délicate : licenciement économique. Vous comprenez, c’est la loi !

Dans la famille « justicier de pacotille », je voudrais Gargamel !

Et moi je regarde ça avec le bide noué. Les cafards j’aimerais les coller au mur mais la brutalité avec laquelle l’entreprise traite les gens me donne envie de vomir. Le cercle vicieux induit des comportements de défense qui me rendent malade. Les victimes deviennent bourreaux et j’en fais les frais.

J’en ai assez de me sentir comme un cornichon au milieu d’un sandwich et j’ai envie de sortir les crocs. C’est nouveau et ça me fait peur parfois. Quand un type me jette un caillou à la tête parce que je l’ai traité de connard après avoir manquée d’être renversée sur un passage clouté, j’ai envie de le faire mettre en taule. Quand un type me fait un croche patte en sortant du RER parce qu’il refusait de bouger et que je suis passée en force, j’ai envie de mordre.

Et si moi aussi je perdais les pédales ?

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Published by Plume de rue
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