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Le propos

Regards sur la culture, images des rues, mots venus par inspiration

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 23:22

P1110838

 

Le silence religieux et imperceptible, le son de celles qui lisent des ouvrages en papier bible.

Les feuilles blanches noircies et les crayons qui courent sur le papier.

La nouvelle née sous la plume et la version électronique déposée sur le site web du concours.

Une place de choix au moment des résultats et la joie d’une reconnaissance jaillit.

La lecture de certains commentaires et l’amertume grandit.

L’envie de plus et la sensation de compétition qui gagne.

Le détour par le rayon livre de la FNAC et des mises en avant qui décident de la vie ou la mort des romans.

Le règne du marketing et des sélections qui donnent le vertige.

La valse des acheteurs et le balai de ceux qui vendent.

Le RER bondé et le livre s’ouvre comme une nécessité.

Moins que Zéro et le talent de Bret Easton Ellis apparaît comme une évidence.

Le froid en sortant et une pensée pour ceux qui mangent aussi dehors.

Un restaurant bruyant et la tête explose.

Repenser à cet endroit où seules résonnent les pages qui se tournent et envier celles qui l'habitent.

Marcher, faire le vide, écrire.


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Published by Magdeleine
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Nadège 05/12/2010 12:21


Et moi j'aime beaucoup la deuxième photo ! Un regard d'artiste, félicitations !


Magdeleine 05/12/2010 12:28



Merci. Celle-ci est beaucoup plus quotidienne. Dans la ville, une perspective où l'humain ne reste pas. Ou très peu. Un peu l'inverse de la première quoi ...



E. 04/12/2010 16:03


je suis curieuse de savoir où est prise la première photo. J'aime beaucoup ton texte. L'impression de te suivre dans ta réflexion de ces derniers jours.


Magdeleine 05/12/2010 11:39



Cette photo a été prise dans une abbaye bretonne où j'ai été happée par le silence comme Ulysse par le chant des sirènes. Un moment magique où derrière la porte au fond se trouvait une chapelle
avec trois religieuses lisant ou regardant au loin, un soleil d'automne qui perçait par des grandes vitres et illuminait le bois de la pièce. Un silence fascinant où seul résonne le bruit des
pages qui se tournent mélangé à celui du tissu au moindre mouvement. Quelque chose me dit que tu aurais apprécié aussi.