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Le propos

Regards sur la culture, images des rues, mots venus par inspiration

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 14:48

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Dimanche, le ciel était gris et la température basse, l’effet frisquet augmenté par un vent probablement venu du nord. C’était un jour à déambuler à l’intérieur. Et ça tombait bien car j’avais repéré la valise Mexicaine à la Maison d’Art et d’Histoire du Judaïsme, une exposition que je souhaitais voir depuis la fin février. Mais j’avais été trop occupée à râler contre mon prochain, à improviser des saynètes fictives, à m’allonger sur une pelouse verte et silencieuse sous le soleil parisien ou à parcourir le vaste monde le cœur léger. L’expo finissant le 30 juin, la météo maussade était une aubaine pour traverser Paris et me rendre dans ce quartier accueillant et bon marché où les pères bobos garent leur scooter sur les passages cloutés pour accompagner leurs merveilles aux cours du danse du marais et où les cafés valent 2 euros 50 sans le sourire.

Bref, qu’à cela ne tienne, j’allais m’immerger dans la guerre d’Espagne par l’œil de Capa et c’était une perspective suffisamment attractive (pas réjouissante avec un tel sujet !) pour me faire prendre un tout petit peu de distance avec mes congénères goujats. Mais je faisais une grossière erreur. Car une fois passés les portillons de sécurité à infrarouge rayons X, ça a commencé par la dame de la caisse qui nous a dit : « ah y’a plus de loupe, elles sont toutes en circulation ».  Je suis tout de même restée optimiste le temps de franchir l’entrée, incrédule sur le fait qu’il n’y ait à voir dans cette expo que des planches contact.

Ben si ! Des tas de négatifs dont les ¾ flous, mal cadrés et cachés par des crânes de gens venus prolonger leur brunch posés comme des posters sur les murs, leur loupe dans leur main pendant qu'ils finissaient leur histoire, c’était ça l’expo. Quelques tirés à part magnifiques ponctuaient les miniatures indigestes mais il fallait s’accrocher pour comprendre le fil. Car les commentaires, longs comme d’habitude étaient décousus, anecdotiques ou prétentieux et ne remplissaient pas le minimum attendu (de moi !) de faire le lien avec la grande histoire, de nous immerger dans cette aventure incroyable dont témoignent ces photos de reporters partisans et admirables qui ont couvert un épisode peu glorieux de l’histoire européenne au péril de leur vie.

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 Bref, je suis sortie contrariée avec une grande envie de prendre l’air et de faire quelques pas. C’est quand la flotte s’est mise à tomber drue que je suis passée de l’autre côté du miroir. Je sais, ce n’est pas charitable, mais abritée par un auvent providentiel, je me suis régalée à les regarder empêtrés dans leur parapluie et dégoulinants !

 

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Published by Plume de rue
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commentaires

rita 01/07/2013 21:45

comme quoi le prochain, en poussette, vélo, moto ou parapluie est inépuisable...

Plume de rue 08/07/2013 22:08



Oui mais de là à l'aimer ... c'est beaucoup quand même ...