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Le propos

Regards sur la culture, images des rues, mots venus par inspiration

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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 19:43

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A Anvers, le quartier des diamantaires s’inscrit dans la cité. Les vitrines laissent admirer les pierres et les promos, les transactions sont ici mais pas exposées. Les juifs orthodoxes dînent avec leurs chapeaux sur la tête et les juives traditionnalistes portent perruques et bas sombres dépassant de leurs jupes en laine pour pousser leur avenir à l’école.

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Le quartier Art Nouveau se laisse déambuler comme le lieu résidentiel de n’importe où. Il s’agit juste de lever les yeux pour les inscriptions en mosaïque, les dessins floraux, les arrondis aux fermetures. C’est loin de la Meer et de ses boutiques d’habillement aux mêmes enseignes qu’à Tourcoing ou à Madrid. Geox, H&M, Diesel, Cerruti commencent les soldes d’hiver dans une ambiance musicale mondialisée.

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Les maisons de Plantin Moretus et de Mayer van den Bergh se paient cher mais valent leur pesant d’Histoire. Une bible de Gutenberg, des caractères à imprimer vieux du début, des infinités de combinaisons pour faire des livres pressés à la main rappellent qu’aujourd’hui la révolution numérique rechange tout. Et c’est comme ça. Il faut prendre le train ! Un Brueghel père a mêlé le coup d’œil et de pinceau pour une satire de nous l’espèce humaine drôle et tendre. Mais où Pixar va-t-il chercher tout ça ?  

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Le MAS en verre et brique donne la vue à 360 degrés grâce à des escaliers mécaniques qui changent les points de vue à tous les paliers. Un édifice récent, très pour garder l’histoire de la cité. C’est chouette et aéré, amusant à photographier. Une source à inspiration. Du haut de ce bâtiment seulement trois ans nous contemplent et pourtant j’y resterais une éternité.  Il y a tant à regarder, d’ombres à jouer, et il y a le port par quelques flocons de neige déposés et tenus. Ici, des kilomètres de hangars, de containers, de quais, de bittes, de grues et de cordes qui vivent tournés vers l’ailleurs.

anvers11 

J’ai aimé Anvers.

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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 17:40
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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 13:43

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A 14 ans, le jeune Pablo a déjà une grande maitrise. Alors il invente. Il peint en monochrome, du bleu puis du rose. Les corps s'épaississent. Il découvre les arts d'Afrique et d'Océanie. En 1907, les Demoiselles d'Avignon témoignent de sa recherche d'effets dans la peinture.

Géométrisation, rencontres, inspiration : le cubisme avec Georges braque, inspiré de statues de nouvelles Calédonie et de Cézanne. Sur le visage de Fernande il multiplie les points de vue.

Puis c’est la guerre, et Picasso rencontre Cocteau. Les ballets russes, les voyages, la renaissance italienne. Corps gonflés. Lignes noires soulignées, volumes sur la toile, dans l’espace.

Des guitares fleurissent à partir de ce qui est là, des clous plantés qui font tourner la tête à la bourgeoise.

Sa femme, il la peint à la manière classique car en mode cubiste elle n’aurait pas aimé. Paul en arlequin.

Et puis la montée des tensions, encore, les taureaux métaphorisent ce que la photo relate directement. Tauromachie et minotaure comme parangons de la barbarie.

Dans l’atelier des Grands-Augustins, Brassaï immortalise la création. La femme sous tous les angles. Portraits renouvelés. Papier collé, contours détourés.

Et puis l’homme copie : Matisse, Velasquez, Goya, Manet. Le déjeuner sur l’herbe pour montrer le processus créateur. L’artiste communiste déplaît au parti. La question de se renouveler est posée.

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Dans l’hôtel du XVIIème dans le IIIème, le parcours est limpide, le regard à portée, et je me suis réconciliée avec cet artiste immense pour qui j’avais surtout gardé des images revues et galvaudées. Mais le génie retracé donne à voir les virages de son chemin et sa force à inventer. Des rencontres, des contre courants, des inspirations, des choses à refaire ou à expliquer. Montrer, avancer. Bref, créer.

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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 15:58
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Quand les contemporains explorent l'intérieur, l'exposition  Inside au palais de Tokyo donne à vivre à tous les sens. Suivre le parcours entre les sons et les images, sentir le bois et les matériaux capharnaümisés, toucher le vide créé par l'illusion. Cheminer avec prudence, déambuler avec les yeux d'un enfant émerveillé. Goûter le plaisir de se laisser surprendre. Collectif d'Artistes d'une œuvre éphémère posée là.
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Dessine moi un arbre. Lumière vive arbres blancs. Psychisme à nu et derrière le mur un homme tousse. Invisible mais sonore à en vomir du sang. Intérieur explosé retourné.
palais de tokyo nov1447  
Chacun fait son voyage inside et trouve écho en soi. De l'eau qui tombe en continu au bleu de la chirurgie. The rhinocéros and the whale peut heurter le jeune public
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Et moi qu'est ce qui me touche ? Les sons répétés  entrent en résonnance avec mes pensées. Dans quel intérieur erre-je ? Fait de doutes, de questions posées en partie. Un mélange, appel à hurler,  souffle à créer. L'idée de tout balayer. Renoncer ou recommencer. Chercher en soi pour trouver sa voie?

 
palais de tokyo
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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 12:53

Hier, nous avons déambulé dans les allées du Montparnasse cimetière sur le thème de l'ordinaire.

 

11

 Croix

 

12Belle jambe

21Pas encore mort

22Au-delà
51Impatience 52Fin des programmes
62 Bel âge

61Abandon

 

6

 Intimité ?

 

Les images et légendes sont signées Emmanuel

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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 00:00

Comme dirait cette chère Lucette, en ce moment y’a plein d’expos photos à Paris !

Alors Plume de Rue est allée voir, contempler, admirer, rester perplexe et critiquer. Pour rester positif dans le boire et le manger du cliché parisien, cet article ne traite de ce que j’ai retenu.

Dans l’ordre ou dans le désordre, je vous recommande :

Gary Winogrand au Jeu de Paume sans commentaires car ils viendront (peut-être) plus tard.

William Eggleston à la fondation Henri-Cartier Bresson. Celles et ceux qui viennent à la déambulation dimanche comprendront de quoi je parle.

Dirk Braeckman au Bal, une âme grise sur toile lisse. Un univers for sure, où le tirage fait autant que le cliché voire plus. Un parti pris de format et des images où il faut rentrer en nuances de gris souris, gris clair de lune, gris clair ou gris foncé. Je garde en mémoire une porte ouverte sur un bout de couloir qui s’agrandit quand on s’éloigne. Une sensation de vide profond et en même temps de mystère plein de profondeur.

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Alberto Garcia-Alix à la MEP nous donne du noir et du blanc, du sombre et du dérangeant, des formes et des ombres. Des visages et des bouts de corps. Il cherche les limites et photographie sans. Un faux horizon morbide par moment qui dérange et happe. Il a du talent, de l’idée dans le cadrage et les frissons qui parcourent mon corps encore maintenant à l’idée de cette femme au corps de profil nous donne à voir son crâne rasé de dos, je me dis qu’il reviendra me hanter. Un simple fil donne une occasion à écrire ou à penser à la vacuité de certaines choses.

Toujours à la MEP, dans Toute photographie fait énigme, Michel Frizot fait un boulot d'assemblage. Il rassemble des photos dont la plupart sont d’anonymes et les classe, les regroupe. Segmentation de thèmes, La série sans l'intention de la donner par l’association à d’autres amateurs. Cette expo nous donne à voir, interroge notre regard et parfois nous fait sourire. C’est frais, accueillant et bienveillant. Bref, ça fait un bien fou, même si au départ on serait tentée de se dire qu’avec tout ce qu’on voit sur Instagram, Facebook et autres, les photos sans enjeu on a en déjà plein la vue. Mais non.

Et puis, Roman Vishniac au Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme. Pour celle-ci, il faut prendre son souffle, et ses niveaux de lecture sont nombreux.

D’abord, les images sont belles. Cadrages et portraits réussis, instants décisifs à la Cartier Bresson.

Ensuite, les images témoignent d’une époque : Photographe humaniste juif vivant à Berlin dans les années 30, Roman Vishniac se cachait pour prendre ses clichés. Sa fille de 7 ans comme subterfuge posant devant le vrai sujet, la vitrine d'un magasin qui mesure la taille des crânes pour les certifier aryens. C’est un beau travail de mémoire qui vient ajouter de la résonnance à tout ce que j’ai vu à Berlin, au cinéma ou chez Franck Capa. On imagine le courage de l'homme qui a continué à exercer son métier, à témoigner de la montée inéluctable de l'horreur malgré les risques et pas seulement celui de se faire casser la gueule comme quand on prend une photo d'un peu près, celle d'y laisser sa peau. On regarde les larmes aux yeux la misère, la faim, la peur, l'épuisement sur les visages des européens de l'est dans les années 30.

A ce stade, je me demande ce qui fait œuvre et ce qui fait témoignage.

Et puis il y a le troisième angle, celui de la politique, de la religion, et de la guerre, celui de la Shoah. Il est dans les cartels et c’est sûrement le parti pris du commissaire de l’exposition. C’est un sujet tragique (le terme est faible) mais il manque à mon avis un point de réflexion. Je ne suis pas là pour refaire l’histoire mais comment est-il possible qu’avec ces témoignages publiés à l’époque, communiqués et envoyés de par le monde grâce au travail de Roman Vishniac, tout soit allé comme on le sait et qu’au final, ça n'ait rien changé ?

Bref, vous avez l’embarras du choix des clichés comme dirait Lucette. Et pis la peinture alors ? Hein ma pauv Lucette, et pis la peinture, y’a pas beaucoup d’actu en ce moment.

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 10:39

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L’intégralité de l’œuvre de Niki de Saint-Phalle est exposée pour la première fois dans sa globalité au Grand Palais à Paris. Cette rétrospective met en lumière le processus créatif d’une artiste singulière, ancré dans son histoire personnelle comme dans celle de son époque.

Niki de Saint-Phalle est née Fal de Saint-Phalle, d’un père français et banquier et d’une mère trompée et américaine. Elle est née Catherine Marie Agnès et est devenue Niki dans une enfance jalonnée d’éloignements familiaux, de rejets affirmés du racisme, d’une nounou au surnom de Nana, d’une éducation bourgeoise et catholique dans le New Jersey, d’un viol paternel.

A 17 ans, elle épouse Harry Matthews avec lequel elle voyage, découvre Gaudi et le facteur Cheval et a deux enfants. Elle est riche, belle, mannequin pour Vogue et fait une dépression. En 1959, elle est internée et se soigne à coups d’art. Elle crée ses premières œuvres avec ce qui est là. Inspirée de ses sensations, de Pollock et des matériaux à sa disposition, elle édifie des œuvres étonnantes remplies de colère.

Niki de Saint-Phalle décide de devenir une artiste. Elle s’installe Impasse Ronsin dans le quartier de Montparnasse à Paris et y fait une rencontre décisive en la personne du sculpteur Jean Tinguely.

C’est lui qui rendra possible le désir de Niki d’aller au bout de sa rage en tirant sur des toiles. C’est lui qui fournira le fusil et accompagnera cette phase de destruction, celle qui lui permettra d’exploser, dans tous les sens du terme.

Pendant deux ans, elle tire sur les éléments exogènes de l’époque qu’ils soient sociaux, politiques ou religieux, mue par sa propre histoire personnelle.

Avec l’inspiration de la grossesse de son amie Clarisse, elle crée les nanas, ces femmes tout en rondeurs avec des corps gigantesques et de toutes petites têtes qui symbolisent sa représentation de la féminité, sensuelle quand le cérébral masculin est réduit à sa portion congrue. Les nanas sont des femmes qui accouchent au début puis sont joyeuses, rondes. Niki de Saint-Phalle est féministe et l’exprime. Elle rend ainsi visible ce que sera la société demain avec une part plus importante laissée aux femmes, aux sentiments.

Elle travaille sans relâche, avec Jean et une équipe de fidèles qui l’accompagneront pour certains jusqu’à leur mort, à l’instar de Ricardo Weber. L e processus de création se poursuit toute la vie de Niki de Saint-Phalle et trouve son apothéose dans l’œuvre de sa vie, un projet de quinze ans, inspiré du Parc Güel à Barcelone, avec le jardin des Tarots. Des œuvres gigantesques qui servent aussi à être touchées, habitées.

Et ça, c’est ça résonne, car c’est comme ça que j’ai conçu les déambulations créatives de Plume de Rue. Je resterai modeste quant à la comparaison avec Niki mais dans le processus, prendre ce qui là, s’inspirer et créer, rendre accessible et faire sien, c’est mon chemin à moi aussi !

 

 

 

Si vous êtes curieux d'une visite anglée sur le thème (que) faut-il détruire pour innover, je vous invite (très vivement) à une visite avec Catherine Foliot, spécialiste du management de l'innovation. La prochaine, c'est le 5 décembre : http://passagesinnovation.blogspot.fr/2014/11/que-faut-il-detruire-pour-innover-des.html

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 17:41

Aujourd’hui, je me suis inscrite à un Mooc, à force de les voir passer, à force de clamer que c’était un apprentissage qu’on ne pouvait plus ignorer, je me suis jetée à l’eau et l’ai pris au mooc !

J’ai choisi : L'entrepreneuriat qui change le monde, par l’ESSEC

Je commence. Un type en cravate me parle. J’écoute des témoignages et je les trouve figés. Puis quelque chose s’opère, un déclic, une résonnance. J’écoute Loïc Loric parler de Log’Ins, Kérima Nicholls de son projet Keri&Care. Ils sont jeunes et ont en commun la révolte de l’exclusion. Ils ont créé des entreprises sociales et ils en parlent avec passion.

Chacun y est arrivé grâce à un parcours personnel, une motivation qui lui est propre. Pour certains, il s’agit d’un moment charnière de sa vie et d’un élément extérieur à sa propre volonté. Ça résonne encore plus fort.

Mettre en congruence l’énergie de l’entrepreneuriat et des convictions, ça fait envie et ça semble possible. Il faut d’abord répondre à la question : qu’est-ce qui vous donne envie de vous lever le matin pour changer le monde ? Alors je vais essayer de rassembler mes idées mais n’hésitez pas à contribuer !

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 17:41
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La fondation EDF expose le street Art. C’est pédagogique et ludique à la fois. On adhère à l’idée que l’art et l’entreprise peuvent faire ménage. On comprend l’évolution. Il y est question d’intégration dans le paysage, de prendre ce qui est là, de révolte aussi, d’innovation bien sûr, de risque avant et aujourd’hui de grand public. Un parcours dans la création d’aujourd’hui qui vaut une déambulation créative prochaine.

 

Anamorphose : Technique qui consiste à faire apparaître une image lorsqu'on la regarde d'un point de vue particulier. Hors du repère l'image est décomposée, illisible.

Illustration : ce pégase en photo

Un contre-exemple. Aujourd’hui, Valérie Trierweiler se faisait expliquer le sujet entre son spin doctor et un photographe. J’ai bien regardé sous tous les angles, je ne lui ai rien trouvé d’intéressant !

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 21:35

Cet après-midi je suis allée de la Madeleine à la République. J'y suis allée à pied car ce midi j'avais tourné 20 minutes pour garer un vélib.

Sur le chemin, j'ai croisé la première boulangerie en arrivant à la rue Montorgueuil mais j'aurais pu engloutir 25 sortes de hamburgers, 18 de sandwichs, 6 de Bagels ou me régaler de spécialités rapides ou gastronomiques de 84 pays différents.

J'ai évité 14 chocs directs avec des jeunes filles plongées sur l'écran de leur mobile et autant d'hommes pour l'égalité des sexes

J'ai regardé 767 fois mon téléphone au cas où quelqu'un souhaiterait prendre contact.

J'ai eu zéro appel et une mauvaise nouvelle. Aucun de mes 280 contacts LinkedIn, 111 followers Twitter ou 163 amis sur Facebook ne m'a fait signe.

Je me suis pris 3437 décibels en langues étrangères, le double en circulation

Je suis arrivée à 17h18 au musée d'Histoire du judaïsme et non madame je ne peux pas vous faire entrer. 17h15 que ça ferme

La société générale indiquait 14h à 17h29.

J'ai sonné deux fois à la galerie des filles du calvaire avant qu'on m'ouvre et il y avait deux gars qui finissaient d'installer les photos de Mike Brodie.

J'ai regardé les 69 images de Matt Wilson regroupées sous le thème « This place called home »

Flou clair obscur focus sur des détails mélancolie. Un univers à avoir une mauvaise note sur tripadvisor. Une poésie dans les regards. Alors, enfin, j'ai respiré. Les deux T de Télérama sortir sont justifiés.

Sachant que j'ai pris un verre de Bordeaux accompagné de chips pour me remettre de tout cela, à votre avis j'ai perdu combien de calories ?

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