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Le propos

Regards sur la culture, images des rues, mots venus par inspiration

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 15:11

... Saisons

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 08:45

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Plume invitée : Juliette

Sur proposition

 

 

 

 

Mode d’emploi pour remettre les choses en perspective

Détester le RER et envier ceux qui prennent le métro.

Changer de lieu de travail, abandonner le RER, se réjouir et constater que le métro aussi est bondé, avec son lot quotidien d’avaries techniques ou humaines et qu’il y est beaucoup moins commode de lire.

Détester la zone industrielle de Nanterre et rêver de travailler dans de l’Haussmannien.

Changer de lieu de travail, intégrer un immeuble particulier dans le quartier de la Madeleine et constater que l’isolation des fenêtres est approximative ce qui pose un problème en période de grand froid (et probablement de fortes chaleurs …), qu’on ne peut pas faire un pas dans la rue sans buter contre (au choix, réponse multiple possible), une valise, un touriste, un individu pressé, un vélo, un scooter, voire un automobiliste daltonien, que le bruit règne en tous lieux, que les restos de quartiers sont chers et bondés et que finalement une cantine a du bon.

Détester les multinationales et fantasmer sur les PME à taille humaine et aux process souples.

Changer de lieu de travail et vérifier l’adage de l’herbe verte.

Se dire que c’est vraiment moche et que la vie est injuste. Beaucoup trop.

Aller faire un tour à l'institut Curie.

Prendre une claque. Magistrale.

Sortir sonnée.

S’engouffrer dans une bouche de métro, regarder le tourbillon des vivants rentrer de leur boulot et faire la tronche.

Oublier de détester.

Sentir une larme couler sur sa joue.

Remettre les choses en perspective. 

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 08:24

eiffel

2 mars

Les propales à écrire ...

 

Une proposition d'écriture à faire chez soi ou où on veut. Si on veut ...

Pour ceux qui le souhaitent (ou le veulent), envoyez moi vos textes,

seuls ou avec les photos qui les accompagnent.

Je lis, en réponse j'écris, et souvent je publie ... Ici.

 

Où envoyer ?

 

 

 


 Un matin, vous, un personnage, réel ou fictif, homme ou femme, jeune ou vieux, gentil ou méchant, brun ou blond, quelconque ou extraordinaire ouvre ses volets. Cela peut-être un geste répété, occasionnel ou la première fois, ici et maintenant. Il / elle / vous / tu / je ouvre ses volets et voit :

 

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Ecrivez un texte, au présent de l'indicatif nous donnant les impressions, sensations, visions, de ce personnage au moment où il a ceci devant les yeux, ce qui peut être une première ou énième fois, à un moment précis de la journée.

 

Photo GriZou

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 10:33
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Regard, texte et images de Nadège, qui rentre de voyage en Birmanie.
Un petit journal illustré à retrouver sur plume de rue, des impressions légendées et partagées.
 
 

Myanmar - Petit journal illustré n° 3 - Sur le lac Inlé

 

 

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Ses eaux bleutées sont ceinturées de montagnes.  Les Inthas, « les fils du lac »,  y ont construit leurs villages sur pilotis. Ils ont créé des jardins flottants, étroites bandes de terre et de végétaux arrimées avec des pieux,  sur lesquels ils cultivent toutes sortes de légumes. Ils travaillent et circulent en barque avec une drôle de façon de pagayer : ils se tiennent debout en équilibre à la pointe de l'embarcation, enroulent leur jambe autour de la rame et manoeuvrent en se déhanchant. Ce beau lac est malheureusement envahi dans ses chenaux par les jacinthes d'eau. Notre barque s'empêtrera dans ces lianes denses et notre piroguier aura bien du mal à s'en extraire.

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La vie est active à Inlé, outre la pêche et l'agriculture il y a de nombreux ateliers disséminés dans les différents villages : fabrication des cigares (les fameux cherottes), tissage de la soie et du fil de lotus, orfèvrerie - autant de pièges à touristes que nous aurons du mal à éviter.

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Une des grandes attractions du lac c'est le temple des chats sauteurs. Des bonzes, qui  s'ennuyaient sans doute, ont appris à leurs chats à sauter à travers un cerceau. Aujourd'hui les moines, agacés par l'afflux des touristes, ont délégué l'exercice à une disciple. Les matous, tout autant lassés, exécutent paresseusement leur numéro contre quelques croquettes devant la foule ébahie (dont je fus bien sûr car comment résister ?). J'irai voir également un centre d'élevage de chats birmans, merveilleuses bêtes au pelage chocolat, qui étaient en voie de disparition. J'y passerai des heures mais ça c'est une autre histoire.

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 07:40

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Plume invitée : Véronique

Ecrit sur proposition

 

 

 

Arrogant noir de café

Balbutiantes pensées ensommeillées

Carnet fermé, stylo capuchonné.

Doutes en bataille

Emotions qui ferraillent.

Fais, défais, refais cette nuit !

Giratoire des désirs

Hélice ventée de plaisirs

Ici, ailleurs, toujours se souvenir …

Jamais se repentir.

Kendiraton – s’en fout des gens !

Largue les amarres, oublie de t’étioler

Marre des tous petits amours, sans fard et sans atours

Nantis de rêves effilochés

Ombres fuyant au petit jour

Plaines mornes des passions édulcorées.

Qu’importe ta raison, tes si et tes comment !

Reste éveillée, garde ta joie naissante, et dans un instant

Scandaleuse et ensoleillée, tu oseras

Tu lui diras :

« Viens, je t’attends

Waterloo c’est fini

X en croix de bois sur mon cœur

Zanzibar, départ dans trois heures ! »

 

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 10:57

 

Inégalité, mot féminin construit - Chronique 22  d’Alix, féministe

 

Bouleversante exposition au musée du Quai Branly à Paris, intitulée « L’invention du sauvage – Exhibitions » et visible jusqu’au 3 juin 2012. Cinq cents pièces et documents pour hurler ce qui a forgé notre regard sur le sauvage, cet autre différent. De salle en salle, en silence et presque recueilli si ce n’est honteux, le visiteur rencontre la folle destinée de familles venant de terres lointaines et colonisées, montrées aux occidentaux dans des foires et des zoos humains. De la différence à l’infériorité, il n’y a qu’un pas, celui de la peur du dominant de perdre sa place de privilégié. Cinq siècles d’exhibition pour construire un regard raciste, qu’on tentera de démontrer scientifiquement. Comme il est prouvé que le cerveau de Marie Curie est plus petit que celui de Brice Hortefeux.

 

L’exposition se clôture sur cette phrase de Françoise Héritier : « La question de l’inégalité des sexes est éminemment politique. Ce modèle inégal est la matrice de tous les autres régimes d’inégalité. »

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 10:24
P1100771 Regard, texte et images de Nadège, qui rentre de voyage en Birmanie.
Un petit journal illustré à retrouver sur plume de rue, des impressions légendées et partagées.
 
 
 
 
Petit journal illustré n°2
The Lady
 
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La surprise lorsqu'on se promène à Yangon c'est de découvrir partout des portraits d'Aung San Su Kyi et de son père le général Aung San héros national : posters, agendas, porte-clefs... 
 
  
  
 
 
Je trouverai même le film de Luc Besson, piraté, vendu librement sur le grand marché Bogyoke de Yangon.
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La presse n'est pas en reste non plus et fait sa une d'ASSK.  Après des années de silence il semble que la parole se soit libérée. La Lady est une icône et tous les espoirs se cristallisent sur elle. Lorsque je serai confrontée aux divers dysfonctionnements du pays, les Birmans me diront avec gentillesse et une naïveté touchante "next year... next year it will be better".
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Published by Nadège - dans Plumes créatives
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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 20:21

 

Photo shop

« J’ai un service à te demander, j’aimerais que tu me prennes en photo… »

Christelle arrive pour le thé sortant juste de chez le coiffeur, avec un joli haut dans les bruns qui rehausse ses yeux noisette, et maquillée. Il y a du Meetic dans l’air… et un enjeu de taille. Je ne sais pas bien comment faire, je déteste moi-même être prise en photo.

Je la fais poser dos à la fenêtre, en arrière plan un grand pan de ciel et le Sacré Cœur. On regarde… contre jour, de la raideur dans le corps qui remonte à son visage, « c’est pas vraiment moi ». Elle fait une petite grimace.

On change : elle se place sous un de mes tableaux, une nature morte aux oranges et citrons. Je recommence. On ne voit que le décor, elle en devient l’accessoire.

Dos au mur blanc, alors… là c’est trop nu et le contraste est violent. Elle arbore toujours une expression un peu figée, elle ne se reconnaît pas et moi non plus. Mais c’est quoi être moi ?

On se dit qu’il faut quelque chose de plus souple : assise sur un fauteuil, ou alors appuyée contre lui, histoire de se détendre ? Je shoote, je shoote ; entre deux essais elle boit son thé fumant. La série la montre les joues de plus en plus rouges, et le visage se couvrant d’un film de transpiration.

« Là c’est pas possible, j’ai l’air d’une poivrote ».

Je pose l’appareil, découragée. On finit le thé, on papote.

Enfin, elle parle et je l’écoute. Elle s’anime, rit, s’indigne. Je prends l’appareil photo

Le cliché est totalement elle.

 

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 20:07

...

jeune et talentueuse,

passionnée et joyeuse,

humble et généreuse,

tendre et amoureuse,

écorchée et courageuse,

joyeuse et sérieuse.

Cette nuit une plume s'est envolée, déambuler ailleurs, loin, trop loin. Je suis triste et en colère.

Salut  flo et merci!

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Ecrit entre Vincennes et Marne par Florence Andrea

 

L’air est frais comme une caresse irlandaise. Giugiulena est penchée sur son livre, près du lac, abandonnant parfois sa lecture dans un balancement lent et léger propice à la rêverie. La suspension du hamac crée ce flottement étrange, comme un temps suspendu dans une vie de course. Les bruits qui viennent à elle sont comme engourdis, étouffés par un drôle de coton imaginaire faisant écran ; les phrases musicales mêlées des voix des visiteurs du temps bouddhiste, les cris des enfants qui jouent, les canards glissant sur l’eau, les rires des vieux courbés sur leur banc atteignent à peine Giugiulena accrochée dans les arbres à quelques mètres.

Jack. Son nom claque comme sa paire de baskets sur le bitume. Il court. Il souffle, crache, souffle et recommence. Comment savoir d’où il vient et où il va repartir quand son circuit autour du lac, point central liquide des promeneurs du dimanche, quand ce circuit sera clos et l’aura mené à son point de départ ?

Il est l’acteur principal du deuxième film projeté en parallèle sur ce même écran de verdure ; si l’un est au ralenti, comme en apesanteur, l’autre est en accéléré.

Le visage rouge, le chien mouillé, Jack souffle, crache et recommence. Cherche-t-il à ce moment la plus intense expression de l’humain ? L’âme n’y est pas, mais c’est son corps qui doit exprimer, presser jusqu’à en extraire la vie la plus basique et animale : il suinte, tremble, chauffe, frappe dans sa poitrine. Contrôle des battements cardiaques, pression diastolique régulée, progression de la fraction d’éjection, optimisation de la courbe. Perfection ? L’esprit fixe les objectifs à atteindre tandis que les pieds frappent la terre. Impulsent, accélèrent… volent… et quelques instants plus tard, le grand corps musclé se fracasse dans la poussière.

Abasourdi mais en colère, le grand corps crache ses mots agressifs à la fille lunaire qui vient de lui barrer la route avec son vélo. Mais d’où vient-elle cette écervelée, empêcheuse de tourner en rond ?

Giugiulena est zen, tellement zen que son regard clair transperce les carapaces de coureurs et perturbe les battements du cœur. Jack lève les yeux de la poussière, les liens qui le retiennent à l’intérieur de son corps se desserrent et laissent parvenir les percussions du temple bouddhiste à son oreille, les effluves d’encens le titiller, la douceur du vent le toucher. Instantanément Jack vient de traverser l’écran pour entrer dans le film au ralenti, un monde d’ondes et d’êtres flottants tels les dormeurs dans les hamacs.

Telle Giugiulena debout dans l’instant présent ;

Un papillon sur l’épaule.

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 10:32
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Errances fiévreuses – 4 - Contradiction

 

J'ai l'âme vagabonde et fort prolixe en ces jours de disette.

J'écris sans relâche et je croule sous les espoirs de nos pâles destinées.

Les mots malgré moi s'unissent et se délient au rythme effréné des fièvres de l'hiver.

J'ai chaud, j'ai froid, je suis contradiction, serais-je de la race humaine ?

 

 

Photo : Mag Texte : Nathalie Deysson
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