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Le propos

Regards sur la culture, images des rues, mots venus par inspiration

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 12:09

Pendant que David mégalo sanctifiait Napoléon, Gainsborough couvrait les pelouses de Hampstead de chasse à courre et de petits chiens et qu’au pays Dogon, les serrures ne deviendraient œuvres que bien plus tard, lui, il peignait des petites fleurs avec des procédés évoluant avec son nom, dessinait des ancêtres modernes de mangas, des hommes aux muscles saillants, aux poils assumés, des femmes aux chignons épinglés, expressifs, désarticulés, des scènes quotidiennes autour du mont Fuji réinventé. Sans perspective dans un monde flottant, il estampait délicatement la poésie du soleil Levant

Or pour faire une estampe il faut un dessinateur, certes mais aussi des artisans, un graveur, un imprimeur. L’œuvre naît du travail collaboratif d’une équipe dont le chef artiste sait s’entourer.

Une jolie expo au Grand Palais à voir et à penser.

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 17:54

chemin de croix03

 

chemin de croix01 chemin de croix04
   
chemin de croix02 chemin de croix08

 

 chemin de croix07

 

Toute association avec les choses suivantes ne serait que pure coïncidence et relèverait de la responsabilité du lecteur ou de la lectrice de ce blog :

- une humeur morose encouragée par quelques contrariétés passagères

- l'arrivée du 11 novembre et la mémoire de la guerre de tranchées

- une message pseudo subliminal sur une envie d'enterrer le passé ou sur une herbe plus qui pousserait verte ailleurs.

 

C'est juste parce que c'est joli !

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 19:15

L'exposition de Pascal Maïtre à la MEP prend fin dans moins de 15 jours.

C'est le temps qu'il vous reste pour courir voir ses images d'Afrique.

N'espérez pas le déjà vu, le même cliché en boucle comme sur BFM ou iTélé, non.

Les photos racontent des histoires, se dégustent. Certaines font sourires, d'autres sont des feux d'artifice de couleurs et on a parfois froid dans le dos.

Cette Afrique là, je ne l'avais jamais vue. Elle vaut un voyage.

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 15:50

ND de Laon12

Par ses tours peuplées d’espèces animalières, rentre la lumière. 

ND de Laon01 ND de Laon02
 ND de Laon05  ND de Laon06

A l’intérieur, son déambulatoire renferme des trésors jubilatoires : Des vitraux en rosace comme des cadeaux, des recoins sculptés avec soin.

ND de Laon07 ND de Laon08
ND de Laon10 ND de Laon13

 

Cet édifice moyenâgeux offre du gothique un exemple savoureux.

ND de Laon03 ND de Laon04
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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 14:32

ATTENTION : CHANGEMENT DE DATE...

 

Je vous donne rendez-vous pour une nouvelle déambulation créative ayant pour thème Un rien ta muse.

 

Un horaire un peu différent pour une formule un peu différente.

Elle s'adresse aux écrivants ET aux photographes. Vous pourrez user d'un crayon ou d'un oeil électronique, à votre choix.

Chacun aura sa proposition et sa liberté de créer.

 

Nous nous retrouverons à 13h30 à la fondation Henri Cartier Bresson, 2 impasse Lebouis Paris 14 où nous visiterons l'incontournable exposition dédiée à William Eggleston.

 

Puis nous irons déambuler au cimetière du Montparnasse pour un regard orienté sur les artistes.

 

Nous terminerons vers 16h30 en bas de la rue de la Gaieté.

 

le-chat-de-ricardo.jpg

 

La participation est de 30 euros et inclut la visite de l'exposition.

Demandeurs d'emploi, étudiants, je vous invite à me consulter.

Il n'y a pas de repas prévu dans cette déambulation.

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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 11:00

Illusion comique? Grande? Ou sans?

Non, il n'est pas question d'étaler mes déconvenues sur le genre humain dans un environnement automnal. Aucune référence non plus à la montée du front ou à un vote illusoire un certain printemps 2012. Rien non plus sur la bercée de celles d'écrire un jour un grand roman.

Non, la soirée d'illusions c'est le sous-titre de  Double jeu - pas de digressions, ça suffit- un spectacle magique et divin(atoire) que je vous recommande vivement.

David Stidler, artiste fortiche bat des cartes et joue avec le public et avec gentillesse. Et surtout, il mentalise et c’est bluffant.

Candidate à l’exercice, j’ai un peu piégé la consigne (comme c’est incongru de ma part !). il s’agissait d’inscrire un lieu et un souvenir associé à celui-ci. L’autre gars, volontaire aussi, a mis Rio de Janeiro, pfff, c’était d’une banalité. Moi j’ai mis : un sauna pour lieu et un spectacle d’improvisation théâtrale que nous avions performé avec mes complices d’Adecoate (oui, oui, j’insiste sur performé car il faisait une chaleur de gueux, et les spectateurs étaient tous en maillot de bain). J’étais assez fière de ma trouvaille, et bien que ce ne soit pas très urbain, assez sure que c’était impossible à deviner, car, j’en suis sûre : les médiums n’existent pas !

Eh bien … David Stidler a trouvé, sans le lire bien sûr, le sauna et le spectacle d’impro. Il a souligné que cela avait été un de ses challenges personnels les plus durs (ah ah !) et moi j’étais sciée. Ainsi que les sept autres spectateurs dans la salle.

Il serait dommage que faute de public ce jeune homme brillant soit obligé de changer de métier. Même si les lecteurs de plume de rue ne regardent sûrement pas TF1, je propose de faire circuler l’info : zappez un épisode de Mentalist – vous les avez déjà vus- et courez applaudir David Stidler dans Double Jeu à la comédie Saint Michel.

illusion.jpg

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 19:16

En ce dimanche d’automne à la météo sinistre à souhait, le ciel bas, la pluie drue et un fort besoin de chaleur intérieure, j’ai fini L’amour et les forêts d’Eric Reinhardt.

Ce roman, je l’ai lu avec urgence, avec passion, avec mes trippes.

Le pitch : une femme écrit à un écrivain tout le bien qu’elle pense de son dernier roman. Ils se rencontrent et la deuxième fois, elle lui livre sa vie. Une partie tout au moins. Le reste, il l’apprendra plus tard.

C’est simple, n’est-ce pas ? Tout comme l’enfer qu’elle vit au quotidien parait tellement évident au lecteur, la fuite vitale. Et pourtant, la machine infernale semble inéluctable, autant que je suis portée par les mots assemblés, les idées qui me viennent, les échos qui résonnent.

Sur mon propre amour, je me rassure ou je tremble, je cherche le fil, celui de l’équilibre, celui de la limite. Justement ce n’est pas binaire, cela se construit dans le temps, tout comme cela peut se déliter, lentement. L’amour, la confiance, cette chose précieuse qui nous lie à l’autre. Et puis, ce qu’on sait en dire, ce qu’on garde, ce qui ronge son intérieur, lentement, insidieusement, inéluctablement. Car la communication c’est la vie. Et l’absence la mort. Dire, écrire ou se donner le droit de vivre.

J’ai été bercée au tout va s’arranger et j’ai appris en grandissant que peut-être pas. L’amour et les forêts l’écrit avec brio, sans clichés comme dirait mon ami L. C’est une prouesse littéraire de pouvoir montrer sans souligner. L’intervention de Villiers de l’Isle Adam amène la possibilité du noir et de l’étrange. C’est très fort.

Voila, un chef d’œuvre à mon avis. Pour moi il résonnera longtemps comme un souvenir intégré en moi. Comme la possibilité de mettre en mots, les émotions vives et les choses indicibles.

l-amour-et-les-forets.JPG

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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 17:05

Tel était le thème de la déambulation de dimanche dernier.

Vous étiez huit et nous nous sommes retrouvés à la Fontaine aux lions. Il faisait frisquet mais les frimas n'arrêtaient pas certains, réchauffés de mouvements.

paris-104-villette-05.JPG

Nous partîmes et ils notèrent des détails dans leurs carnets, des bouts d'êtres humains, des intérieurs imaginés, des souvenirs pregnants, des détails insignifiants mais perçus.

Le long du canal, la vue aurait été lumineuse si le soleil avait daigné se montrer mais les conversations étaient toutes chaleureuses. Des rencontres se sont faites, j'en suis sure.

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Et puis nous nous sommes arrêtés et les portraits ont émergé. Chacun sur un banc, concentré a rédigé un personnage haut en coeur. Nous avons ainsi fait la connaissance de : Yvonne, André, Robert, Rosario Belhem, Babasse, Albert Maigret comme le commissaire, Marianne H, Je et un colonnel russe.

Ils ont cheminé dans la cité, et au 104 sont arrivés. Mais ce qu'ils aimaient par dessus tout, tous, c'était la danse !

paris-104-villette-35.JPG paris-104-villette-43.JPG

Et  sous le regard bienveillant de chacun, tous ont partagé. J'ai écouté et j'ai aimé ces univers différents. Je me suis régalée des mots enchaînés et des promesses de deuxième jet.

paris-104-villette-28.JPG

Certains déambulateurs vous donnent à lire leurs textes.

 

Ceux de cette fois ci sont sur la page : Vous chantiez eh bien dansez maintenant

Ceux de la fois dernière sont sur : Du chemin Vert au Marché des enfants rouges.

 

N'hésitez pas à y revenir car les textes arrivent au fil de la plume.

 

La prochaine déambulation aura lieu le jeudi 27 novembre à 19h30 et sera abritée.

 

 

 

 

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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 14:58
santé1411

Il y a quelques semaines, les journées du patrimoine ouvraient les portes de la prison de la santé aux visiteurs.

Si je vous dis que j'attendais cela avec plus d'impatience qu'une semaine aux Seychelles, pensez-vous qu'il faille m'enfermer ?

 

Peut-être.

En tout cas, les premiers pas dans la cour m'ont émue très fort. Au milieu d'un groupe armé de portables et d'appareils à zoom, encadrée de surveillants et de personnel de réinsertion qui serraient de près, j'ai déambulé entre les grilles, avide de sentir l'atmosphère des cellules désertées, de humer l'esprit des cours de récréation, de dénicher les traces de passage dans ce lieu vidé de ses détenus.

 

santé1404 
 santé1416

 

Les mots sont plats pour décrire les sensations.

La peur d'y rester.

L'envie de participer à la reconstruction des âmes qui hantent ces murs.

Le doute sur le bien et le mal.

L'étonnement sur les grafitis, ces messages laissés là.

Le sourire au décalage avec le vocabulaire du personnel : on ne dit pas qhs ou gnouf mais quartier disciplinaire.

 

Et puis l'effet sas

 

Le passage d'un endroit à l'autre se fait toujours entre deux portes. L'une doit être fermée pendant que l'autre est ouverte. Et réciproquement.

C'est l'effet sas expliqué notre guide local. 

 

Entre les barbelés des ballons crevés, propulsés là par la force de la colère et du défoulement.

C'est l'effet sas illustré par les résidents.

 

 

 

 

 

Cliquez ici pour la suite des images

 santé1409
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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 13:51
ghat côté keral035 ghat côté tamilnadu16
pondichery045 pondichery046
pondichery040-copie-1 kerala backwatersB0913
tamilnadu285 tamilnadu288-copie-1
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