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Regards sur la culture, images des rues, mots venus par inspiration

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 15:40

CIMG0101

 

Un parapluie vert fermé posé sur un banc en métal parme. Un lino vert brillant où les semelles crissent. Un bas relief en plastique de père Noël tirant la langue avec une écharpe de houx. La salle d’attente du service d’orthopédie est pleine. C’est l’hiver.

Tous ont les yeux baissés, rentrés vers leurs souffrances silencieuses et leurs déambulations intérieures.

Solitaires comme des ermites provisoires.

 

CIMG0104

 


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Published by Magdeleine - dans Déambulations !!!!!
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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 13:31
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Jean de la Lune

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Published by Jean de la Lune - dans Plumes créatives
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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 00:55

Déambulations créatives

 

De Valence (celui situé en Espagne), Plume de Rue a rapporté quatre inventaires, librement inspirés de celui de Jacques Prévert.

Merci à (dans l'ordre de réception) Véronique, Juliette, Lola et Nadia.

 

Et si vous aussi vous écriviez un inventaire à la Prévert ?

Déambulez, notez et envoyez le à Plume de Rue (cliquez sur le lien)

 

 


 

Coming soon

 

P1140033.JPG

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Published by Magdeleine - dans Breaking News
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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 00:42

 

Jardin de la Lonja, des orangers et mandariniers, un seul citronier. Chapelle de la Lonja, trois rangées de sept chaises font face au mur nu. Salle du jugement, moult touristes en famille, parka, baskets et appareil photo numérique. 
 
Marché du quartier Rusafa, fruits de toutes les couleurs, jambons au cuir doux, anguilles à la nage, grands-mères prenant leur place dans la queue "quien es la ultima ?"
 
Taller de hierro forjado. Bodega. Farmacia especializada. Tienda de bisuteria y complementos. Horchateria. Movistar. Clinica dental. Caja de Madrid. Once. 

 

Véronique 


 

Mercado Central : un vendeur de jambon ventru mâchouillant sa marchandise à la manière d’un roman d’Emile Zola

Lonja : des colonnes en scoubidous géants inspirant une sorte de paquebot retourné recouvert d’une plume à la manière de Santiago Calatrava

Estacio del Norde : la salle des pas perdus immaculée à la manière de la conception

Calle del Pescadores : des rois mages dégoulinants des fenêtres des immeubles à restaurer à la manière d’un Splendid’s père Noël

De Ruzafa à Eixample : Des maisons colorées et des bow window éclairées par le soleil à la manière d’un tango à Buenos Aires ou d’un coup de foudre avec Notting hill

Dans la rue : Un morceau de jambon saisi dans un caddie et consommé tout de suite, volé comme un baiser d’Antoine Doisnel

Neptu : Un tramway pour un désir d’atteindre la plage à la manière de Tennessee Williams

39°27N : Coucher de soleil entre le port de plaisance et le « Pepica » à la manière d’une marine de Sorolla

Turia : des joggeurs courant un marathon du nouvel an à la manière de Dustin Hoffman

 

Juliette


 

-          Un musée de la céramique partiellement recouvert d’une toile de protection antichute dans sa partie supérieure.

-          Une boutique de luxe Bulgari

-          Deux immeubles en réfection avec des volets intérieurs

-          1612 le début d’une histoire de parfums à Florence

-          Multiplication des petits Jésus ; 18 en vitrine

-          Lapins et canards en gelée s’exposent

-          Jamon iberico depuis 1879

-          La patate de Valladolid

-          Pata Negra pour beignets de tomates vertes

-          Cardamone, estragon, curry, piment, curcuma, anis étoilé, safran…

-          Jamon Iberico 149 euros le kg

-          Turrones colona garcia pour prendre des forces

-          Hamburgers Americanas !

-          Un lieu de paix plein d’orangers

-          Huit colonnes hélicoïdales soutenant une architecture gothique civile

-          Un sol aux trois couleurs de marbre créant une illusion d’optique

-          Un plafond à caissons noir rehaussé de nombreux personnages or, d’animaux

-          Clémentines, orangers, citronniers, corne d’abondance

-          Un escalier sans fin

-          Un magasin de laines roses

-          Rita Barbella Nota parle à ses administrés

-          La gare centrale se dissimule derrière sa façade factice

-          Des palmiers aux arrêts ; interdiction de se pencher par la fenêtre

-          Deux pots de fleurs rouges se fendent la gueule

-          L’envers du décor, orangers, tuyaux, forêts d’antenne

-          Landrover et jaguar élisent domicile dans Russafa.

 

Lola 


 

des feuilles vertes et des perles dorées dedans,
un balcon bow window haut haut
des arabesques incrustées dessous
des carrelages hypnotiques
un veille dame au soleil
une boite aux lettres déglinguée
une forêt d'antennes TV
des graffittis comme à paris
un feu tricolore qui clignotte
un cochon tire-lire et ses petits frères et soeurs
une ribambelle de jambons suspendus,
des saussissons dessous
des épices bien rangées,
des fruits frais colorés et des fleurs,
le soleil et le ciel bleu
un horloge gros, grosse !! on rentre c'est l'heure de déjeuner.
 

Nadia 


 

 

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Published by collectif - dans Plumes créatives
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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 12:58

mcommemagdeleine.JPGet

Plume de rue vous souhaitent

une année 2011 créative,

de belles déambulations et des rencontres joyeuses.

 


Plutôt que des résolutions, quelques intentions.

La première : Faire de Plume de rue un Babelblog !

et pour commencer, à vous chers lecteurs qui venez ici régulièrement :

 

chou.JPG
 
crane.JPG
  gras.JPG  
cias 
  mersea.JPG   (in english)mersea.JPG
  aligato.JPG     R
gras.JPG cié
dents.jpg  queue.JPG

 

Et un spécial à www.telerama.fr qui pendant plus de quinze jours (waouh !) a publié sur TOUTES les pages un renvoi vers le wizz de plume de rue : http://wizzz.telerama.fr/plumederue. Si vous aimez jouer au jeu des sept erreurs, vous avez de quoi vous amuser !

 

telerama1111.jpg

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Published by Magdeleine
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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 18:48

orange.JPG

 

Les arbres de la plaza del Patriarca scintillent de bleu et donnent aux oranges l’air d’un poème de Paul Eluard.

Les yeux de Goya et les sourires de Sorolla ont l’amertume des oranges vertes.

La crise s’est installée et eux dans le lit de la Turia sous les orangers. Quand l’appareil photo fixe leur pauvreté, ils deviennent sanguins.

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 19:23

de nuit19

 

Pour la trêve des confiseurs,

Avec son carnet et son crayon

Plume de Rue part déambuler ailleurs,

Chercher de l'inspiration

et un peu de chaleur.

Pour ceux qui restent, juste une suggestion :

Si vous aimez les portraits d'êtres humains

et les gros plans sur leurs âmes

Another Year allez voir demain

sans attendre l'année prochaine, messieurs dames !

 

 

Cette photo a été prise sous la haute bienveillance de Nathalie

que je remercie pour son cours de clichés de nuit.

 

 

 

 

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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 19:34

de nuit02

  de nuit04

 

 

 

A défaut du père Nöel ...

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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 00:00

 

Ils...

FI000016

 

 

 

déplacés03

... ont installé leurs foyers dans cet immeuble en bordure des maréchaux. Du provisoire durable, aujourd’hui emmuré, déserté, fermé.  Ils sont venus travailler. Exilés. Chassés.

déplacés05

  Vous...

 

déplacés11

déplacés14... habitez sous la toile, les étoiles masquées par la brume de la ville. Faute de mieux. Mal abrités

 


  Nous...

 

P1130107.JPG

  ... transhumons de lieu de vie en lieu de travail, de ville en banlieue, transportés et ballotés.

 

P1130110.JPG
Elle...

   déplacés01

 

... est recroquevillée sur un lampadaire, transie par le froid, couverte d’une mince pellicule blanche, elle guette les miettes jetées depuis les fenêtres. Venue d’ailleurs, elle s'est installée là. Pourquoi d’ailleurs ? Elle vole et pourtant elle reste là. Loin de la mer entre les immeubles.Toquée.

 

 

  Tu...

 

P1130104.JPG

 

... es le seul à n’avoir rien demandé à personne, à n’avoir pas décidé de partir ou de rester. Porte dorée, là où se tenait le musée des anciennes colonies comme un vestige près d’Athéna dorée. Planté.

 

 

Je pense à eux là-bas, ici. Vous habitez mon salon. Nous me fait vivre. Elle me donne des ailes. Tu me rappelles que j'ai le choix. On vit tous quelque part.

 

feu

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 18:55

Ils ont les yeux bandés, aveuglés pour une petite heure, dans une pièce où les improvisateurs font avancer l’histoire juste avec des sons et des odeurs. Ils perdent leurs repères l’espace de quelques minutes, rencontrent des sensations nouvelles, venues de l’intérieur. C’est l’imagination qui joue et son pouvoir est grand. Quand la fécule de pomme de terre est broyée dans un gant, les pas dans la neige sont là. Comme en vrai mais Rien à voir.

http://www.ligue-improvisation.com/majeure.php

 

Grands ou petits, ils écoutent le récit du Domovoï. Ils voyagent avec Fiodor dans la Russie couverte de neige, écoutent ses aventures jouées, contées, chantées et accompagnées du son de l’accordéon. Pendant une heure, dépaysés là-bas, ils vivent le froid et l’hiver, partagent ses angoisses et suivent sa quête, le temps de faire ressurgir leurs âmes d’enfants quand elles étaient enfouies à l’intérieur.

http://www.theatredunois.org/site/content/le-domovo%C3%AF

 

19121012

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