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Le propos

Regards sur la culture, images des rues, mots venus par inspiration

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 21:06

Les chiffres du chômage sont encore en hausse. Pas d'inversion en vue.

La précarité augmente et la colère aussi. Les intermittents, les cheminots, les gardiens de prison chacun défend son bout de gras.

Le maire frontiste d'une ville du sud a rendu la cantine payante pour tous, même ceux qui peuvent pas.

Dans les sommets européens, les décisions se prennent financières. Il parait que ça va changer des choses. Ah ?

Les nouvelles sont mauvaises d'où qu'elles viennent. Et l'avenir est pas bien dégagé.

Alors avançons casqués.

 

paris-2014-0172.JPG

 

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 18:28

... une expo éphémère dans un lieu ex militaire, en transformation créative voué à destruction.

Un lieu à photographier, à déambuler, à penser.

 

aubervilliers17

 

 

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 aubervilliers11 aubervilliers05

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 12:35

CIMG9998

 

Avec son troupeau, loin du monde, sur les collines de Rome, il téléphone. Seul au milieu des coquelicots, il parle à son monde. Ses brebis rassemblées, sous le soleil debout, il reste connecté.

Le berger romain travaille près de la ville, loin de sa clameur. Son espace se compte en hectares, la fenêtre jamais fermée, le pâtre vit à l’air.

D’ici j’envie sa liberté. Mais peut-être lui aussi est-il désabusé. Lassé de la moutonnerie, ennuyé de leurs bêlements ressassés, agacé de leur grégarité. Peut-être lui aussi aimerait-il échapper à sa routine ?

Il rêve peut-être de vendre ses obligations et d’acheter un peu d’action, de s’affaler sur une chaise en cuir dans des souliers vernis. Avec d’autres responsabilités, jongler.

 

 

Rome 0804

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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 10:06

CIMG0088

Souvenez-vous, dans quelques jours commence la coupe du monde. Une période d’extrême tension où la lutte fait rage entre les différents camps, les guerriers du ballon rond s’affrontent sans intention de capituler. Pas d’armistice à la troisième mi-temps, il s’agit de régner sur le monde à travers les écrans de télévision, de briller auprès des enfants soldats et d’en faire des émules pendant des siècles et des siècles.

Nous nous souvenons de la victoire des bleus en 1998, comment oublier ce moment de liesse générale où certains comparaient la foule sur les Champs Elysées à la libération de Paris.

Se souviennent-ils aussi du triomphe du black blanc beur, de cette trêve – avec un t comme rêve- dans le racisme ordinaire, de la victoire collective, affaire de tous ?

Hier, il s’est souvenu du courage de ceux venus d’ailleurs, d’outre atlantique, d’outre manche, d’outre méditerranée pour libérer notre pays nazi et l’Europe envahie. Il a dit merci à tous ceux témoins d’hier encore vivants pour ceux tués dans les combats pour notre liberté.

Je ne me souviens pas de la guerre, je n’étais pas née. En revanche, je me souviendrai toujours de comment ça a commencé, par de la xénophobie, par du racisme ordinaire, par des différences pointées du doigt, par un resserrement national, par des exclusions de populations, par du nationalisme forcené, par le musèlement, par des interdictions d’écrire, par de la censure, par des jeux sportifs pour amuser le peuple.

Et toi ? Tu t’en souviendras ?

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 09:50

On le savait. La vague bleu marine grignote petit à petit. Un hold up sur un deuxième tour, des coups d’éclats locaux et puis des chiffres qui augmentent régulièrement. On le savait mais on laisse faire.

Plus les scores grimpent moins la rue se mobilise. Effet de vases communicants, de vaste communication. Et moi non plus je ne fais rien. Je ne fais que constater, que me désoler.

Hier cette nouvelle massue : 30% des moins de trente ans ont voté pour le FN. Autrement dit, un tiers des jeunes qui se déplacent aux urnes adhèrent à des idées telles que La France aux Français, fermons nos frontières, rétablissons la peine de mort, sortons de l’euro et recentrons nous sur notre histoire passée, notre grandeur perdue. Nostalgie et préservation passéiste, haine et populisme, ce sont les valeurs de ceux, ou au moins une partie d’entre eux, qui incarnent l’avenir. Ceux qui devraient avoir envie de construire, de voyager, de s’ouvrir prônent de se recroqueviller.

Moi ça me révolte et cette nuit je n’en ai pas dormi. Bien sûr, je pourrais faire comme avant. Y penser et puis moins. Attendre les prochaines échéances électorales et reprendre un coup de sang. Mais merde ! Personne n’a une idée pour sortir de ce marasme ? Redonner un peu d’envie, d’énergie positive aux jeunes générations. Cette fois, il faut réagir !

 

Rome 0675

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 19:19

Mignonne, allons voir si la Rose

Qui y’a deux ans avait éclose,

n’a point reçu cette vesprée

aux élections une grande raclée !

Rome 0529

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 13:29

Rome 0317

 

Dans les rues de Rome, les chats déambulent et aussi sur les murs.

Un matou croisé sous une fenêtre grillagée, sur le ciment usagé, un félin calin, dessiné figé.

Celui-ci a les trous à la place des yeux. Un moment saisi, une occasion de sourire.

Une pensée pour tous les minous qui manquent au rendez-vous. Maoû !

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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 13:45
Rome 0600
 

Sur la place du Capitole, les drapeaux flottent, les pancartes manifestent. Il est question de politique, d’économie(s) et d’opposition.

Forum d’un jour, tribune d’aujourd’hui.

Au musée du Capitole, les bustes des César, un Gaulois vaincu, la louve créatrice, des fresques exhumées de fouilles. Il est question d'histoire passée.

République, Empire, décadence...

 

 Rome 0606

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 15:14

A celles et ceux qui cherchent une idée balade, Plume de Rue recommande la maison de Chateaubriand et l’arboretum de l’autre côté du trottoir en la ville de Chatenay Malabry.

chateaubriand 07

Les fleurs se laissent apprivoiser, les arbres appellent l’humilité et l’espace s’hume. Contemplation dans les souvenirs de René ou déambulation entre les espèces végétales, il est question de poésie. Un peu de douceur, quelques couleurs, une idée du bonheur ? La suite ici

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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 17:48

 

Certains diraient que je suis partiale, d’autres partisane et les plus durs pointeraient un manque d’esprit critique pour justifier mon soutien inconditionnel à mes auteurs fétiches Olivier Adam et Annie Ernaux. Mais j’assume !

Les sorties sont une joie, l’acquisition rapide (et souvent offerte, merci !) et la lecture des retrouvailles.

D’ailleurs, Olivier, tu me manques ! Le prochain est-il si difficile à écrire après  Les lisières ?

Dans Regarde les lumières mon amour, Annie Ernaux utilise la forme –prisée- du journal. Regard jeté sur le supermarché, déambulation au Auchan des 3 fontaines à Cergy. Dans ce court ouvrage, comme souvent chez elle, chaque mot compte. Un milliard d’images s’ouvrent derrière les phrases. Plus objectif qu’un tract politique, mieux qu’un cours de marketing, aussi efficace qu’une vidéo, elle peint une société qui évolue. Sa description fait valeur d’analyse. Et j’ai juste envie de dire : ben ouais !

C’est clair, limpide. Certains diraient- les mêmes qu’au début- simpliste, genre la bourgeoise découvre le supermarché. Ben non, je ne suis pas d’accord. Ce serait ça si ça se voulait démonstratif. Or il n’est pas question d’explication. Et c’est toute la différence. Pas de leçon donnée à la mode : j’ai compris et je vous fais les sous-titres.

Quand je lis Annie Ernaux et aujourd’hui Regarde les lumières mon amour, je me sens portée par une sensation agréable des mots qui s’égrènent et se tiennent. Parfois, je hoche la tête, parfois je souris et il m’arrive d’avoir envie de hurler !

Dans ma bibliothèque, il y a aussi les années, la place, les armoires vides, se perdre, le journal du dehors, ce qu’ils disent ou rien, retour à Yvetot … et j’en oublie…  mais pas de les avoir lus !

 

 

ernaux

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