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Le propos

Regards sur la culture, images des rues, mots venus par inspiration

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 13:55

 

 

Un monde pressé

Où ça râle autour des rails,

Tu bouscules par habitude

Je te rêve déserté.

 

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 18:43

Chez Henri Cartier-Bresson, la claque.

 Guido Guidi s'expose, artiste vivant avec intention créative exprimée.

Du béton de l'ouest de l'oural, des chaises et des bancs nus, des poteaux décentrés, des être humains pris à mi hauteur figés, des blocs de ciment vivants. Une pelle verticale.

Et puis des cadrages. Des bouts de voiture qui dépassent pour la profondeur du champ, une toile cirée en gros plan avec banane coupée.

Dans l'espace, les images s'insérent dans un tout.

Les touffes à des heures différentes, la lumière qui se déplace dans la cabane. Des essais lumineux et un résultat ... aussi.

Je suis restée estomaquée. Soufflée, blufflée. Il prend ce qui est là. C'est réussi techniquement. Ok. Et l'ensemble fait oeuvre car il y a propos. On ne se pose pas la question de l'esthétique ou du message. Juste celle de recevoir et d'écouter. Voila, c'est clair. Une belle démonstration.

La reco de Plume de rue : Courez voir ! Et évitez la fondation Cartier si vous devez choisir. América Latina, bof. Propos centré, mal vieilli.

 

Les photos ? rien à voir. Juste mon envie de chercher le propos ... et la lumière.

 

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 18:06

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Dimanche dernier, je feuilletais Le Louvre édité chez Citadelles Mazenod. L’univers poétique de Mantegna, le réalisme de Murillo, la précision des ivoires moyenâgeux, le charme des Madonne con Bambini et autres portraits inspirés des maîtres italiens autant que les plafonds et les extérieurs sont merveilleusement photographiés par Gérard Rondeau. Cet ouvrage est un délice qui fait mouche. Alors ça m'a donné envie et aujourd’hui, au Louvre, j’y suis allée en vrai.

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Il y a de l'attendu et tout le reste. Des chefs d'oeuvre à la pelle et une déambulation savoureuse. Pour reprendre les termes d'un visiteur croisé sur les parquets : Il est pas mal ce musée !

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http://www.citadelles-mazenod.com/livres-exceptionnels/19-le-louvre.html à lire !

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 16:30

Elle quitte l’entreprise après 6 ans passés sur le même poste. Autour d’elle et dans le secret des bureaux aux murs fins, ils s’agitent pour compter l’argent, découper le papier du cadeau, faire circuler la carte de bon vent et enrober le départ. La grande copine rencontrée sur l’ordinateur d’à côté masque son amertume par une frénésie d’organisation dont elle n’est pas coutumière. Pour la première fois un sourire semble se dessiner sur ce visage écrasé par la grande gueule qui s’en va. L’ennemie jurée, celle qui a progressé en travaillant plus et râlant mieux, a écrit une platitude aimable sur le papier glacé et fera bonne figure avec son verre en plastique de cidre doux. Celle qui l’ouvre à toutes les réunions de service, CGT dans l’âme et populiste dans l’expression hurle à qui veut l’entendre la chance de celle qui part. La jeune fraîche formule le vœu de garder l’amitié et verse une larme personnelle. Elle ne sait pas les couteaux dans le dos, les piques de forme et de fond, sur l’apparence et l’appartenance, les dénonciations ah madame vous ne savez pas et je ne voudrais pas dire mais ça me gêne mais bon…

Le monde est petit et j’espère qu’on ne se recroisera pas. Le plaisir serait pour elle. Ma coupe est pleine des plaintes et des entourloupes. Des tirages de couverture et d’ouvertures de parapluies. Ce soir, à son pot de départ, j’irai dire quelques mots, souhaiter bonne continuation et remercier au nom de l’entreprise. Il me reste de nombreuses années à jouer sur cette scène et l’âge (et les revers) m’ont mis du plomb sur la langue et je la tournerai cette fois. Même si … j’adorerais… un peu … rien qu’un peu …  allez une petite pique acerbe sur le « je travaille trop » entre 10h et 18h avec 2 heures au milieu… un commentaire sur les demandes régulières d’augmentation parce que la vie est dure, la bague Chomet accrochée au doigt.. La reconnaissance de l'expertise du copier coller… Non… Non non non ! Rien de rien, je ne dirai rien de désagréable !

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 20:20

Planter les graines de l’envie en terrain fertile, au plus profond de soi de préférence.

Saupoudrer de quelques pincées d’occasions saisies.

Laisser mûrir le désir dans un environnement particulièrement déplaisant, l’entreprise.

Enlever l’amertume laissée par ceux qui mettent des bâtons dans les roues.

Faire revenir la frustration régulièrement.

En profiter pour beurrer d’autres moules, confectionner des garnitures et laisser reposer.

Réunir les ingrédients nécessaires dans une même salade et pétrir la pâte, lentement.

Laisser rosir quand un avis extérieur vient appuyer le projet.

Quand la pâte est levée, enfourner à très haute température et saisir.

Laisser mijoter longtemps et ne pas oublier de surveiller la cuisson.

Incorporer les grumeaux de doute et tant pis pour le vilain bouton sur le menton.

Savourer l’écoute des apprenants et la légitimité à transmettre.

Goûter le plaisir de l’objectif atteint.

Déguster lentement le fruit d’un travail de longue haleine en lisant les appréciations favorables.

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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 15:14

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Joggeurs du dimanche longent les grilles. Ça court au Luco. Le rythme est rapide. Quand ils doublent, conversations saisies par bribes, mises bout à bout donnent une histoire à dormir debout.

Quand j’ai fait Paris-Versailles, la partie réservée au stretching était plus longue et je suis sorti avec des potes. Attends, c’est par là mais tu vois je ne crois pas que je retournerai au tic tic tic tic.

Un type avec son trousseau de clés accroché à la ceinture met fin au cadavre exquis. 

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 09:01

L'espace est bondé de gens venus de partout. Jeunes artistes, vieux politiques. Tous se prennent au sérieux. Les pique-assiettes et Anne Hidalgo cherchent à se frayer un chemin entre les conversations autour des projets personnels -pourvu qu’ils soient à l’étranger et filmés-, les « tu connais ? » et les signes de main « ah tu es là aussi ? ». L'expo? Elle a l'air géniale. Il faudra revenir pour le confirmer. Un jour où le Bal ne fera pas vernissage, un jour où moyennant 6€ on peut profiter seule ou presque des œuvres et du génie de la scénographie. Après Antoine d'Agata, Mark Cohen et tous les autres, la nouvelle proposition artistique de l’impasse de la Défense tient les promesses de ce lieu magique. C’est elle qui me l’a fait découvrir grâce à lui. Et hier avec elle, nous avons apprécié le sujet et son traitement.

Un immeuble survivant de l'apartheid sous toutes ses coutures par MIKHAEL SUBOTZKY & PATRICK WATERHOUSE. Des photos mais pas que. Des gens, des fenêtres et des points de vue. Un sujet simple mais qui ouvre l’imaginaire et la réflexion. Personnel et collective (et réciproquement) ! Au rez-de-chaussée, par exemple, des vues du même paysage par des fenêtres différentes. Une affaire de précision où se mesure l’ampleur du quotidien et de la répétition. Mieux que tous les mots.

Pour les détails, je repasserai. Car hier, la contemplation était interrompue. La coupe était pleine d’être vidée.

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 13:29

Il n’est pas tout à fait neuf heures et il s’affaire. Affaire de souliers, de semelles et de cuir. L’odeur de colle remplit la pièce sans chaise. Cinq mètres carrés en long, et des grolles, escarpins, bottines, cuissardes, sandales oubliées de l’été, avec ou sans talon, lacet ou fermeture éclair. Cuir, daim ou made in pas cher, des tas partout. Il répare, bricole, rafistole et semelle. Dans ma ceinture, il fait deux trous au débotté. Entre temps il jette plusieurs coups d’œil au scooter qui se gare en face de sa boutique. Combien je vous dois ? Ce que vous voulez, ce sera pour ma fille. Ne vous pressez pas, remettez votre ceinture. Vous travaillez dans le quartier ? Ah oui là, je connais bien monsieur X et il me tend sa carte. A bientôt alors ?

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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 13:33

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Je suis lasse des faux semblants et de ce que je fais ici. Chercher le lecteur, écrire pour et concilier encore. Je mélange car tout est là dans le vrac de mes sensations.

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Tours est sans retour, désormais car je suis lasse d’encaisser les «t’es conne » comme entrée en matière et si les ponts sont coupés, qu’ils le soient ! A la place d’un weekend familial tourné en eau de boudin des plus noirs, je suis allée flirter avec Vivian Maier pour éponger ma mélancolie et déambuler à Chenonceau pour tomber nez à nez avec la féérie.

J’ai trouvé l’empathie salvatrice dans l’objectif de la photographe qui aime ses sujets, qu’ils soient de dos ou de face, elle-même ou croisés, à carreaux ou à rayures, à genoux cagneux ou à profils à voilette. Ils me parlent ses portraits et avec les empilements de cageots, je communique. Elle prend ce qui est là, cette chaise encore fumante au milieu de la rue et mes larmes de Noël avec leurs kilos perdus. Avec eux revient l’énergie perdue au combat stérile des quarante dernières années.

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Je ravale pour la dernière fois ma colère et les bois de Chenonceau me redonnent du souffle. Plus tard j’aurais adoré voir courir ces petits garçons dans les allées de Diane de Poitiers, les voir pointer du doigt les C entrelacés de Catherine de Medicis et leur dire chut chez la tristoune Louise de Lorraine. C’est Renaissance et aussi au sens propre. Il y a l’être qui m’accompagne et la déco du château nous souhaite un joyeux Noêl. C’est festif et réjouissant. Et puis, les personnages masqués se fondent dans les miroirs et les coins éclairés. L’heure est à l’image et à la parenthèse enchantée.

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Je les ai oubliés quelques minutes mon sens du devoir et ma culpabilité. Mais les petites voix reviennent. Pour les faire taire, ne plus tendre le bâton et ne plus s’exposer. Ça commence (ou ça finit ?) par ici. Je ferme le rideau, au moins quelques temps, histoire de rester avec moi-même et d’explorer d’autres voies et celles infinies de l’amour.

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 18:27

En cette fin d’année, les rites ont la part belle. Les courses aux cadeaux se gagnent en deux, trois ou cinq sets, les réveillons se préparent et s’appréhendent, les réseaux sociaux se remplissent de philosophie sur le temps qui passe et les conversations se nourrissent de c’est pas trop tôt, oh lala vivement que ça se termine et toi tu vas où pour les vacances ?

Et puis la fin de l’année c’est aussi le retour des entretiens d’évaluation ! Une heure et demie passée en tête à tête enfermée avec ses collaborateurs dans un bureau à refaire l’année passée et à prévoir toute la suivante (dans sa portion congrue aux trois semaines suivantes, plus loin c’est difficile d’avoir une vision réaliste), à disséquer les livrables pour les peser à la balance de l’attendu un peu, beaucoup ou pas trop, à jouer à je te tiens tu me tiens par la motivation tout en gardant la tête froide et un langage qui vous mettra hors de cause devant tous les prud’hommes !

Les entretiens d’évaluation, c’est le cauchemar du manager qui n’a rien à offrir que des promesses de don à l’heure du dégel et qui ne dispose que de moyens de pression limités à « BOUH ! ». Alors, dans mes rêves les plus fous, j’imagine ce que je pourrais leur dire : J’ai été ravie de voir sur facebook que tu te faisais grave chier à ton taf et que ta chef était une grosse conne. A mon avis, tu devrais fermer ton profil ! Il t’a traitée d’bouffonne ! Ben il n’a pas complètement tort ! Ben ouais, elle a une prime et pas toi ! Si t’es pas content, ben casse toi (pauv con) !

A la place, ils auront droit à des encouragements, des pistes de progrès, des axes d'amélioration, du développement de compétences et d'écrire en bas à gauche tout ce qu'ils veulent. Vivement l'année prochaine !

 

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