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Regards sur la culture, images des rues, mots venus par inspiration

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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 22:03

Une main qui tout à coup vous agrippe

Inconnue

Terrifiante

Subir ou s’enfuir

La question du choix qui hante

Etranger en danger

 

Quand le doute s’immisce

Quand le doute s’installe

Douter douter douter

Voler naviguer voyager

 

Comme une surprise

Qui ôte la maîtrise

Ou rester en terrain conquis

La question du qui

Suis-je ?

A résoudre avant quarante piges

 

Quand le doute s’immisce

Quand le doute s’installe

Douter douter douter

Voler naviguer voyager

 

Avenir

Choisir

Ange ou démon

Telle est la question

Devant, derrière

Plaisir

 

Quand le doute s’immisce

Quand le doute s’installe

Douter douter douter

Voler naviguer voyager

 

Juste maintenant

Le présent suffisant

Ou édifice à construire

Bâtir

 

Quand le doute s’immisce

Quand le doute s’installe

Douter douter douter

Voler naviguer voyager

 

Actrice,

Complice

Amie ou ennemie, la main

Tomber de sa hauteur

Ou rester dans la tiédeur

Du garde à vous

A genoux

 

Quand le doute s’immisce

Quand le doute s’installe

Douter douter douter

Voler naviguer voyager

 

Calcul

Recul

Laisser aux rêves

La place, sans grève

Entre mes mains, cette main

Destin

 

Quand le doute s’immisce

Quand le doute s’installe

Douter douter douter

Voler naviguer voyager

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 16:00

Quelques restes, retrouvés d'août in Africa

 

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Et aussi, car Plume de rue déambule aussi sur la toile, la création de cette nouvelle rubrique, à gauche dans la barre de naviagation : les plumes ailleurs.

 

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 18:17

sans01

9h. Derrière la barrière, la réserve. On y pénètre après vérification sanitaire, abandon des produits à base de viande, pour ménager l’écosystème et en 4X4, par un chemin de sable.

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9h20. Un entrelacs de branches sert de grille au magasin de souvenirs et de présentoir à colliers et bracelets, arcs et flèches, entièrement manuellement confectionnés, faits d’œufs d’autruches colorés, de bois et de végétaux tissés.

 

9h25. Ruée sur les babioles, qui pour sa grand-tante, qui pour ses nombreux filleuls ou juste pour soi. L’autruche, c’est rare par chez nous.

 

9h30. Arrivée progressive, de ceux qui habitent là. Silencieux, gracieux, seins pendants disproportionnés, fesses rebondies, musclées, corps tannés sans graisse, pieds nus renforcés, l'essentiel de l'anatomie dissimulé par des peaux de bêtes, cheveux boucles serrées, teintés de blanc quand l’âge augmente et que les dents s’absentent.

Nomades devenus sédentaires, chassés, martyrisés, violés, préservés. Venus défendre leurs traditions, ayant choisi de les exhiber. 

 

9h45. Paiement et addition des étiquettes sur GSM Nokia hors d’âge, écriture comptable simultanée.

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10h. Début de la visite guidée.

 

Un jeune chasseur, droit comme un i traduit de San en anglais les propos de l’homme médecine. Regards vérificateurs auprès du professeur. Connivence et pertinence de l’explication.

 

Dans le langage, des sons, claquements de langues, sifflements, pincements intérieur joue s’ajoutent à l’alphabet. Des clics, cinq différents comme des notes supplémentaires intégrés à la musique d’une langue presque disparue.

 

Engagement du corps total pour démonstration des vertus médicinales des plantes du bush, des maladies couvertes, des posologies, des effets indésirables éventuels.

Ces trésors, pour les distinguer dans le bush nécessite un œil expert et oblige à creuser profond parfois.

 

Environnement d’apparence hostile, piquants apparents, défenses naturelles ostentatoires, apprivoisé, utilisé, civilisé.

 

Enfant s’agrippe, aux jambes de celui qui utilise ombre plutôt que boussole et déterre pommes de terre de bush enfouies, magicien.

Mousses absentes, soleil brûlant. Gamin muet, yeux tristes, grands ouverts sur le monde blanc visitant d’une demi-journée.

 


12h30. Retour au village.


Un arc de cercle féminin enfile des perlesbébés accrochés, à l’intérieur ou à l’extérieur.

Ombre d’acacias dénudés, espacés.

sans10

13h. Démonstration de danse. Mains frappées, pieds batteurs de mesure, mouvements saccadés, tremblements, transe, sourires à peine dessinés.

 

Impression de simulation.

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13h25. Programme achevé. Les 4x4 chargés de touristes sortent de la réserve.

 

Au village San, les produits de la cueillette sont mis de côté et une carcasse de girafe est apportée par ceux dont le rôle est d’assurer la protection de la continuité.

 

 

14h. Le reste de la tribu loge au bout de la piste de sable, là où les cars peuvent se garer, juste devant la barrière d’interdictions visant à préserver le microcosme, l’Eco(nomic)system.

Le bar tient lieu de point central. Il fut un temps où ils ignoraient l’existence de l’alcool.

Détritus et misère, le lieu respire le désœuvrement. Les enfants errent sans leurs parents, habillés de vêtements de récup dépareillés et bariolés. Ce sont ceux qui restent. Mais les traditions tendent à s’éteindre, le savoir faire des bochimans se perd. Beaucoup partent, pour toujours, un peu plus au nord, là où il y a de l’eau.

sans13 sans14
sans16 sans17-copie-1.JPG

 

17h. Le bus à touristes roule en territoire San, là où sont ceux qui sont partis, sédentarisés.

Le long de la route, habitations en terre séchée, toits de chaume.

Ici pas de barrières de surveillance, de zone protégée ou de gardiennage 24/24.

Le ciel n’a pas un nuage, le soleil se réverbère sur la tôle ondulée.

L’eau de l’Okavango se transporte sur la tête des femmes, sur le bord des routes, les hommes attendent, paisibles, sans signe d’agacement extérieur, enfants bras ballants, visages fermés. Habits bariolés, animaux parqués ou en semi liberté, sacs en plastique volants, tâches ménagères à plein temps, désœuvrement, détritus et misère.

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SAN20

 

Les touristes blancs ne s’arrêtent pas.

 

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 19:10

 

Sautant comme sur des ressorts

Les springboks parsèment la savane.

Rayés de noir et blanc,

Les zèbres communs ont aussi la peau brunie.

Avec ou sans cornes et leurs robes couleur terre,

Oryx et gnous déambulent nonchalamment.

Eternel solitaire,

Le chacal hante les herbes jaunies.

Perchés sur les acacias, tout en haut,

Les calaos guettent.

Verticales

Les girafes baissent parfois la tête.

Et quand le soleil doucement s’endort,

A l’heure où les éléphants vont boire dans les marigots,

Il n’y a toujours pas à voir de gros chat,

A Etocha.

 

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 13:07

Sous les hélicos

Le chant en duo

Concerto pour eau

Mouvement allegro

 

Eau loin là-bas

Tombée de haut

Eau à volo

Couleur Rainbow

Eau Victoria

CIMG0225.JPG

  Tableau en mouv'ment
Surtout fait de Blanc
Arc en ciel présent
Couleurs de l'instant.  

 

Eau loin là-bas

Tombée de haut

Eau à volo

Couleur Rainbow

Eau Victoria

CIMG0224

  Dans cet hémisphère
Sentant comme la mer
Parfum doux amer
De l'eau régénère

 

Eau loin là-bas

Tombée de haut

Eau à volo

Couleur Rainbow

Eau Victoria

CIMG0251.JPG

Rideau en dentelle

De plumes irréelles

Dépose à tire d'ailes

Gouttes légères dans l'ciel

 

Eau loin là-bas

Tombée de haut

Eau à volo

Couleur Rainbow

Eau Victoria

CIMG0348.JPG

Saveur du souvenir

Donne à l'avenir

Le goût du plaisir

L'envie de revenir

 

Eau loin là-bas

Tombée de haut

Eau à volo

Couleur Rainbow

Eau Victoria

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 09:04

guepard1.JPG

Préparer un gros pot de thé.

Faire infuser le Rooibos dans de l’eau tirée du puits grâce à une éolienne et bouillie sur un réchaud à gaz pendant quarante cinq minutes.

Remplir la gourde tant que le breuvage est brûlant.guepard2.JPG

Monter dans une bétaillère farcie de touristes Français, Espagnols ou Australiens et conduite par deux fermiers Afrikaners très baraqués et roulant des mécaniques.

Echanger avec tous les cobétaillers sur les us et coutumes des guépards et les trouver bien mignons derrière la barrière.

Frémir en franchissant le portail.

Accuser les cahots de la piste à l’intérieur de l’enclos.

Rouler sur quelques centaines de mètres en s’assurant de cheminer ensemble, touristes, fermiers et guépards.

S’arrêter au lieu de pique-nique usuel des félins aisément reconnaissable aux restes des repas précédents.

Attendre un peu et regarder les guépards attraper les morceaux de carcasses de zèbres jetés par les rouleurs de mécaniques.

Disserter sur le fait que certains sont plus rapides que d’autres, assister aux bagarres et reconnaître les miaulements entre les vociférations des touristes.

Sortir sa gourde de Rooibos refroidi et constater que les guépards sont trop occupés à déchiqueter leur viande à pleines dents.

Boire une gorgée et jeter le reste.

Commander une bière.

biere.JPG

 


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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 11:02

hippo1.JPG

Dieu créait le monde.

Il avait créé le ciel et la terre, le soir et le matin, séparé les eaux du haut d’avec les eaux d’en bas. Il avait fait apparaître les continents et les avait couverts d’herbes et d’arbres.

Il venait de créer un grand luminaire pour éclairer le jour, un petit pour présider à la nuit, et les étoiles.

C’était le matin du cinquième jour.

Dieu se gratta la barbe, reprit son Souffle, et décida de peupler les eaux des mers.

Il créa des poissons, de toutes tailles, à écailles et d’un seul tenant, gris ou bleus ou gris-bleu, argentés ou mats, à nageoires lisses  ou dentelées, à barbiche ou à bords francs, tachetés ou uniformes.

Il les mit dans les courants des mers du Nord. Ils filèrent comme des lames dans les eaux, et Dieu vit que cela était bon.

Le fond des mers lui parut vide alors et délaissé, et il fit émerger des sables des poissons plats pour le couvrir.

Les mers du Nord étant peuplées, il s’accorda une pause. Il tourna sa Face vers les rayons du soleil et il eut envie de couleurs. Il souffla et forma des poissons arc en ciel et des transparents à tripes roses apparentes, des à nageoires de tulle ou liées de peaux, des longs et des courts, des piquants, des gonflés, des poissons cailloux, des poissons lune et des poissons danseurs.

Il les mit dans les lagons des mers du Sud. Ils ondoyèrent comme des flammes dans les eaux, et Dieu vit que cela était bon.

Au soir, Dieu prit du recul, et regarda son œuvre : malgré une diversité apparente, tout était finalement pareil : des yeux très ronds, un corps effilé ou vibratile pour se mouvoir dans l’eau, et des nageoires… Dieu était déçu.

Il créa alors d’autres bêtes, plus grosses, ou plus petites, avec des poils, ou des tétons, à jets d’eau, à fanons, des siffleuses et des chanteuses, des bêlantes et des grognantes, mais finalement il n’arriva pas à sortir des formes habituelles.

On était à la fin du jour, il alla se coucher. La nuit porta conseil.

Au matin du sixième jour, il se détendit et se laissa distraire en peuplant la terre de bêtes sauvages. Il avait appris, et  créa des êtres incomparablement différents. A plumes et à carapaces, à sabots et à ongles, à une patte, à deux pattes, à mille pattes. Des courts, des longs, des étroits, des sphériques et des grêles, des musculeux, des rondouillards et des faux maigres. Des rampants et des volants, des galopants, des traînants, des plan plans et des nerveux, des craquetant caquetant et miaulant, des hurleurs et des barrissant. Des puants et des musqués, des à senteurs de fruits et même des empyreumatiques…

Au midi, il regarda les mers, il regarda les terres, et trouva qu’il y avait une différence de qualité préjudiciable à l’œuvre entière.

Malheureusement, il ne pouvait plus rien mettre dans les mers.

Il fit tourner tout le globe, et vit que les fleuves n’étaient pas peuplés.

Fermant son Œil, il pointa son Index au hasard, et celui-ci tomba sur l’Okavango.

Il s’installa près d’un arbre à lianes, et laissa planer son esprit en sirotant un double whisky mélangé à l’eau du fleuve.

Une heure divine passa, entre veille et sommeil. Dieu sortit de ce bienheureux état avec une inspiration qu’il modela immédiatement dans la terre.

Un parallélépipède pour la tête, un parallélépipède pour le corps, quatre pattes courtes formant piliers, puis il donna du volume, du rond partout.

Il munit les narines de petits muscles leur permettant de se fermer sous l’eau. Il donna aussi à la peau la faculté de sécréter son propre écran solaire, et il plaça les gonades de la bête  à l’intérieur de son corps, pour garder l’hydrodynamisme d’ensemble.

Dieu fut très satisfait d’avoir pensé à ces détails.

L’ensemble était, néanmoins, très très gros.

Dieu s’aperçut qu’il lui restait très peu de terre pour terminer.

Manquaient la queue, les yeux, et les oreilles.

Dieu fit alors à l’économie : queue très courte et sans poils, deux petites boules pour les yeux, et deux oreilles à pavillons ronds et courts, avec un conduit pour rentrer dans la tête.

Il fixa ces dernières parties sur le haut de la tête, et il donna un nom à la bête pour lui donner vie. Comme le whisky faisait encore effet, il l’appela hippopotame, car il voulait marquer le fait d’avoir créé une créature amphibie de fleuve et un quadrupède capable de pédaler.

hippo3.JPG  hippo4.JPG

Il mit l’hippo à l’eau. Celui-ci nagea aussitôt en agitant ses pattes, ce qui mit Dieu en joie.

Malheureusement, au bout de quelques minutes, l’hippo sortit de l’eau  et s’ébroua, secouant la tête de tous côtés. Ce faisant, déséquilibré, il manqua se casser la figure.

Dieu se tourna alors vers sa créature et lui demanda ce qui n’allait pas.

L’hippo lui dit alors respectueusement qu’il était très satisfait de son corps rond et pneumatique, de sa peau glabre lui permettant de glisser dans l’eau, de ses pattes courtes et pagayantes, de sa très grosse tête, mais pas du tout de ses oreilles, trop petites et trop courtes pour chasser l’eau qui s’installait dans les pavillons, et finissait par faire un floc désagréable dans son crâne.

Il se compara à frère éléphant et se plaignit modestement.

Dieu réfléchit.

Il étendit la Main sur les oreilles de l’hippopotame. Les conduits auditifs reçurent un petit clapet permettant de les fermer en plongée, et les pavillons se mirent à remuer d’avant en arrière pour évacuer l’eau restante.

Dieu lui demanda d’essayer le fonctionnement par lui-même. L’hippo plongea, ressortit juste la tête et fit vibrer ses oreilles.

L’hippo ouvrit sa gueule en signe de reconnaissance et de plaisir. Sa tête était libérée de l’eau.

Dieu vit que cela était bon.

Et ce fut la fin du sixième jour.

hippo2-copie-1.JPGTexte de Geneviève E.

 


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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 07:09

village vacant

 

La visite d'un petit village typique (ou presque),

points de vues en vingt six lettres.

 

 

 

Is this Africa ? Par Véronique

 

A l’entrée du village, notre guide,

Beau rang de trois stylos à la poche,

Chaussures blanches de sapeur.

Déambulation commentée d’un piège à l’autre :

Embuscade pour souris,

Fosse à koudou,

Gloussements de l’hippo caller,

Haute hutte à poulets.

In the former times, he said …

Jeu de lumière sur la case du chef,

Karma du forgeron aveugle,

Langueur du vent dans les papayés. 

Medicine man, we call him Sangoma, he said …

Nid sur la tête,

Ornements aux épaules,

Plumes à la ceinture.

Que reste-t-il de vrai ? 

Rien que des soupçons 

Songs for no miracle, he said …

Tamtam à contretemps,

Unité éclatée,

Vaine reconstitution,

Walkyries en tee-shirt,

Xylophone à la dérive.

Y aura-t-il dans mon souvenir d’autres Afriques, j’y songe …

Zèbres évadés de mes rêves éveillés ?

 

abc4

 

Alphabète Par Anomy, Geneviève E et Mag

 

A comme Attrape-touriste

B comme Bazar à pièges en démo (cf A dans la version souris, chacal ...)

C comme "c'est c'que j'expliquais", expression fréquente d'une cicerone brouillon, souvent utilisée sans explications préalables

D comme Danse non organisée(cf A)

E comme Eau du Condo (ruisseau local) à défaut de Taffel (houblon local)

F comme Forgeron, seul habitant du village 

G comme Godasse en serpent au dernier chic caprivien

H comme Hippo caller (Cf A dans sa version hippopotame)

I comme Indunas, celui qui a les chaussures (cf G)

J comme

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D’un Sangoma inconnu, et que j’aime, et qui m’aime,
Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait le même
Ni tout à fait un autre, et m’aime et me comprend.

Car il me comprend, et mon coeur, transparent
Pour lui seul, hélas ! cesse d’être un problème
Pour lui seul, et les moiteurs de mon front blême,
Lui seul les sait rafraîchir, en pleurant.

Est-il brun, blond ou roux ? – Je l’ignore.
Son nom ? Je me souviens qu’il est doux et sonore 
Comme ceux des aimés que la Vie exila.

Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L’inflexion des voix chères qui se sont tues.  

K comme Katrina, Katoucha, Kamba et Kuecha, spécialistes en pas de quatre namibien 

L comme Lance : Ne reste que la chance au grattage

M comme Moustique : pas de piège pour ça (cf B)

N comme Nuage, objet décoratif du ciel permettant d'améliorer les photos

O comme Ordure, unique preuve de vie, preuve à l'appui  

P comme Pas de quatre version namibienne (cf A)

Q comme Quand est-ce qu'on part ?

R comme Recycling de rats en pièges à chacaux (cf B)

S comme Sangoma : homme masqué assumant pleinement ses fonctions de médecin (surtout pas cf F)

T comme Tip Box (cf A) 

U comme urne funéraire (cf T)

V comme Village Vacant Familial (cf A)

Www.conferA.com

X comme Xylophone : Bontempi version sangoma

Y comme Y'a rien à voir dans ce village (cf A)

Z comme zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz

 

 

abc1 abc3-copie-1
abc5-copie-1 abc2

 

tip box-copie-1

 

Images Geneviève E & Mag

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 16:06

Carte postale de déambulation africaine par Véronique qui nous livre ce qu'on ne peut pas photographier

 

La mémoire des marins passant le Cap de Bonne Espérance, le goût du gemsquash trop salé, le sable des dunes rouges du Namib crissant sous la dent, le vent dans les arbres morts, tout la germanitude embrumée de Swakopmund, le cri de l’otarie, un vol de nuages à l’aplomb de Skeleton Coast, l’odeur mêlée d’encaustique et de menthe poivrée qui s’élève des arbres pétrifiés venus du Soudan à la nage voici 4000 ans, l’humour des girafes, les chaos du camion, une voie émue qui fait revivre la rencontre  des éléphants et de l’hippo, la désespérante sincérité des San, le doux clapotis de l’Okavango, la bande mauve de l’arc-en-ciel traversant les Victoria Falls, le désir de revenir. Tranquillement.

 

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Photo Mag et plein d'autres du soleil en cliquant sur l'image

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 21:46

Quelque part, au milieu du parc d’Etocha, une étendue d’eau circulaire et entourée de pierres. Eau bleue frémissante où se reflètent quelques arbres dénudés composent le paysage visuel et sonore. Dans l’hiver austral, à l’heure la plus chaude, marigot est déserté des animaux de la savane. Sous un soleil de plomb, ballet de moineaux pour un tourbillon silencieux. Une tonnelle en bambou et l’ombre des acacias abritent des touristes aux multiples nationalités, guettant le fauve qui viendra se désaltérer. Des zèbres, gnous ou autres antilopes, ils sont blasés. Chacun vit à son rythme, téléobjectifs aux aguets, digestion entamée, rêverie douce, attente impatiente. A perte de vue, les herbes de la savane africaine, sa paille jaunie, ses cailloux posés au hasard, ses arbustes ondulants. Oiseaux bleus à l'œil orange volettent de pierre en branche. Habitants d’ici en liberté.

 

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Quelque part, au milieu du parc d’Etocha, une étendue d’eau circulaire et entourée de pierres. Eau bleue effervescente agitée de remous où des corps dénudés sautent en braillant et en gesticulant. Dans l’hiver austral, à l’heure la plus chaude, une piscine surpeuplée de touristes aux multiples nationalités, guettant rafraîchissement et détente forcenée. Sous un soleil de plomb, les cris fusent, plongeons se succèdent. Brouhaha, cacophonie, babel éphémère. La vue s’arrête sur les bâtiments en béton d’un lodge abritant ceux qui déjeunent encore dans le fracas des couverts et de la vaisselle en inox. Intrusion sonore, vacarme assourdissant résonnent sous les acacias et les tonnelles en bambou. Oiseaux bleus à l’œil orange attendent les miettes et s’impatientent. Habitants d'ici aux aguets.


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