Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Le propos

Regards sur la culture, images des rues, mots venus par inspiration

Rechercher

13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 17:01

eiffel

14 juillet

Les propales à écrire ...

 

Une proposition d'écriture à faire chez soi ou où on veut. Si on veut ...

Pour ceux qui le souhaitent (ou le veulent), envoyez moi vos textes,

seuls ou avec les photos qui les accompagnent.

Je lis, en réponse j'écris, et souvent je publie ... Ici.

 

Où envoyer ?

 

 

 


 

En ce weekend du 14 juillet, prenez un rythme, celui d'un défilé militaire par exemple ou encore celui de votre coeur en plein jogging, ou bien celui de la pluie qui tombe sur le carreau.

Bref, prenez un rythme de circonstance et écrivez un poème, une chanson à partir de ce tempo ! 

 

mcommemagdeleine

Repost 0
Published by Magdeleine - dans sur proposition
commenter cet article
29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 17:53

P1100771

Plume invitée : Véronique

Ecrit sur proposition

 

 

Chaque instant, à chaque opportunité, je te regarde. Nuque tendue, hanches étroites, jambes à tricoter. Tes lèvres qui ne découvrent que rarement tes dents. Tes paupières soyeuses sur tes yeux affutés. Tes mains, seuls commentaires de tes vastes silences.

 Chaque instant, à chaque opportunité, j’observe le temps te parcheminer, te rendre colère ou tendresse, te densifier, m’accepter dans ton présent malgré mon absence passée : je mets ta main dans la mienne, je veux que tout s’arrête, je veux que tout continue. 

Chaque instant, à chaque opportunité, j’écoute tes pensées s’insinuer dans mes pensées, chambouler mes sens, fomenter des rêves. Quelquefois ta voix émerge, tu racontes, tu soupires, tu véhémentes. Tes mains dessinent les circonvolutions, coqs à l’âne et têtes à queue de ta conversation hésitante.

Chaque instant, à chaque opportunité, je veux vivre vieux avec toi. Etre là quand tu pourrais glisser, là quand tu pourrais trembler, là quand tu pourrais sourire. Pour t’enlacer, rapiécer tes tristesses,  effleurer ton intimité juste du bout des doigts.

Chaque instant, à chaque opportunité, je nous imagine main dans la main, leur peau ridée, brunie, sèche, entrelacée. J’imagine la caresse de nos paumes. J’imagine la cuillère qui tinte sur le bord de la tasse, le thé qui fume, la pluie qui tombe, la radio qui enjazze un matin sans lumière. 

Chaque instant, à chaque opportunité, je tiendrai ta main. Et sous le drap froissé, un jour, ta vie s’en ira. Et je la suivrai.

mains2.JPG

 

Repost 0
Published by Plume de rue - dans sur proposition
commenter cet article
24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 09:40

P1100771Ecrit sur proposition

 par Rita & Juliette 

 

J'adore le cinéma.Surtout le moment où, installé confortablement dans le fauteuil, au milieu des autres venus comme moi voir, les lumières s'éteignent et le silence se fait.

Lui, droit comme un i, sur le rang de devant, se mit à plonger la main dans un cornet, mâchant quelque chose de croquant.

La musique du générique couvrait presque le bruit alors je n'y ai d'abord pas fait attention. Puis je me dis que ma capacité naturelle de concentration jointe à la quantité nécessairement finie de ces bonbons y mettraient un terme naturel.

Un "crunch" se produisant au moment d'un travelling méditatif me prouva le contraire.

Puis d'autres "crunch", sur un mode régulier, comme un tic tac d'horloge ancienne me firent perdre le fil du film.

Je regardais sa main plonger dans le cornet et remonter pleine comme d'un puits sans fin. Son épaisse chevelure blonde et bouclée était animée au rythme de mastication de ses mandibules.

Sur l'écran l'action se déroulait sans moi et le personnage principal embrassait quelqu'un que je ne me souvenais pas avoir vu. Les "crunch" résonnaient dans ma tête quand le héros alluma une cigarette. Je ne fume plus mais je conserve toujours un briquet dans ma poche au cas où. Je ne pensais pas que les cheveux brûlaient aussi facilement.

Repost 0
Published by Magdeleine - dans sur proposition
commenter cet article
18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 10:03

eiffel

18 mai

Les propales à écrire ...

 

Une proposition d'écriture à faire chez soi ou où on veut. Si on veut ...

Pour ceux qui le souhaitent (ou le veulent), envoyez moi vos textes,

seuls ou avec les photos qui les accompagnent.

Je lis, en réponse j'écris, et souvent je publie ... Ici.

 

Où envoyer ?

 

 


 

Ecrire une nouvelle qui commence par "Il y avait des lustres ..."

 

 

italie001077

 

mcommemagdeleine

Repost 0
Published by Magdeleine - dans sur proposition
commenter cet article
15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 10:09

P1100771Ecrit sur proposition

 par Juliette

 

On était un couple sans histoire. Le soir, nous rentrions à la même heure, elle préparait le repas et elle me parlait des événements de sa journée, de ses collègues, de son chef et de son travail. Moi j'étais fatigué et je n'avais pas du neuf pour chaque jour, alors je la laissais dire. Et puis on allait se coucher et tous les soirs, juste avant d'éteindre, elle me demandait : "tu m'aimes?". Je répondais "oui" et je m'endormais, d'une traite, jusqu'au lendemain.

Hier, elle est rentrée plus tard que d'habitude, elle n'a rien dit et elle est allée se coucher. Je n'ai pas réussi à trouver le sommeil. Alors je me suis relevé, j'ai fouillé son sac, son téléphone et je n'y ai rien trouvé non plus. Je me suis recouché ; elle dormait. Quand j'ai retiré l'oreiller, elle ne respirait plus.

Repost 0
Published by Magdeleine - dans sur proposition
commenter cet article
3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 10:05

P1100771Ecrit sur proposition

 par Rita

 

 

« Bien… »

C’est comme ça que commencent toutes ses séances.

Il s’installe sur le divan, il entend la psy s’asseoir derrière lui, et, après un silence de quelques secondes, ouvrir d’un « bien »…

Au début ça lui plaisait, ça l’arrangeait même. Il se sentait poussé à parler. Il parlait. Ca avançait vite.

Il découvrit qu’il avait étouffé toute sa vie bon fils bon élève bon collaborateur bon mari bon père.

Les « bien… » rythmaient ses semaines, le mardi et le jeudi .

« Bien… » dit la psy. Ca l’agace.

Bien, bien… mais qu’est ce qu’elle a elle aussi à vouloir de lui bon frère bon parrain ami fiable collègue irréprochable et maintenant bon analysant.

Ce mardi là, il avait la cravate peinte de sa dernière fête des pères

Il l’abandonna serrée autour du cou de l’analyste.

Repost 0
Published by Magdeleine - dans sur proposition
commenter cet article
29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 09:19

  P1100771

Plume invitée : Feist

Ecrit sur proposition

 

 

 

Cette nuit, je me suis encore trop exposée, à l’envie, à l’inaccessible.

Intolérable frustation, encore une fois. Sans protection, je me suis mise à nu, laissé mes vieux sentiments refaire surface. Me transpercer.  

Tapie, la douleur a jailli de ma cicatrice. Sournoise et violente. Naïve, j’ai voulu croire qu’elle s’était envolée.

Ballotée dans le grand huit des mes émotions, j’ai dû fuir. Fuir pour ne pas soufrir, plus ressentir. Vite s’insensibiliser, vite s’envivrer, vite oublier. Passer dans un autre univers. Me perdre dans cet autre moi exalté. Au bord du précipice.

Endolorie, au ralenti, à l’aube je rentre. Je dois revenir, même sans envie. Rejoindre le jour ou rester dans la douleur.

 

Repost 0
Published by Magdeleine - dans sur proposition
commenter cet article
25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 09:50

P1100771Ecrit sur proposition

 par Rita & Juliette 

 

 

Je suis une usagère quotidienne des transports en commun parisiens pour me déplacer en de multiples lieux, jonglant entre les occupations personnelles, un travail prenant et une famille exigeante.

Mon emploi du temps est réglé à la minute et chaque seconde perdue provoque une réaction en chaîne. Je déteste faire attendre.

Ce matin j’avais une réunion qui ne souffrait aucun retard.

La ligne 10 affichait des perturbations et un espace entre les trains supérieur à la normale ;

Quand une rame est arrivée, elle était noire de monde et je m’y suis glissée à grand peine. Il ne restait après plus le moindre centimètre carré d’espace disponible mais il a voulu absolument monter.

Je lui ai fait d’abord un petit signe à la fois désolé et complice, genre « vous voyez bien et vous prendrez la prochaine », mais il n’en a pas tenu compte. Il  a posé un pied juste entre les miens, et prenant son appui il a commencé  à me pousser.

La sonnerie de fermeture des portes s’est mise à retentir.

J’ai raidi tout mon corps et j’ai tenté de le repousser. Mais il s’est appuyé sur les côtés et en a profité pour poser l’autre pied. J’avais le souffle coupé, je sentais derrière moi les autres passagers s’agacer. La sonnerie continuait. J’allais être en retard.

Quelqu’un me poussa. Nous sommes tombés tous les deux, moi sur lui, sur le quai et je lui ai cogné la tête contre le sol.

 

 

 

Repost 0
Published by Magdeleine - dans sur proposition
commenter cet article
20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 10:06

P1100771Ecrit sur proposition

 par Juliette 

 

 

Je suis un bon contrôleur de gestion et cette entreprise m’a embauché pour mon sérieux. Après plusieurs mois d’un travail acharné, je suis venu présenter le plan d’actions à mettre en place pour maîtriser les coûts. Il y avait dans l’auditoire tous mes collaborateurs et leurs collaborateurs, mes pairs et mon supérieur, le directeur général en charge des affaires financières.

J’en étais au tiers de mon exposé, expliquant les principes du retour sur investissement de nos actions à partir d’indicateurs clés de performance que j’avais construits suite à la mise en œuvre d’un groupe de travail qui s’était réuni plusieurs heures par semaine et ce toutes les semaines depuis six mois, quand, assise au premier rang, elle s’est mise à bailler. Je n’y ai d’abord pas prêté attention puisque mes autres collaborateurs et leurs collaborateurs, mes pairs et mon supérieur, le directeur général en charge des affaires financières avaient gardé leur concentration sur mes propos. Mais au moment où je détaillais le calcul de la marge nette nécessaire à la bonne compréhension de l’OUP, elle s’est mise à rire. Doucement d’abord puis de façon ostensible, déclenchant par contagion un flot de ricanements généralisé.

C’est le pied gauche du paper board qui a traversé sa carotide.

Repost 0
Published by Magdeleine - dans sur proposition
commenter cet article
15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 10:48

P1100771Plume invitée : Juliette

Ecrit sur proposition

 

 

 

 

Avec toi, la passerelle, rouge et or étincellent ;

Miroir du soir, lumière eau noire.

Ouvrir mes larmes, sortir mon âme,

Un désir d’ailleurs, arrêter les leurres,

Rêver pour une éternité.

nuit

Repost 0
Published by Magdeleine - dans sur proposition
commenter cet article