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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 13:02

eiffel

13 avril

Les propales à écrire ...

 

Une proposition d'écriture à faire chez soi ou où on veut. Si on veut ...

Pour ceux qui le souhaitent (ou le veulent), envoyez moi vos textes,

seuls ou avec les photos qui les accompagnent.

Je lis, en réponse j'écris, et souvent je publie ... Ici.

 

Où envoyer ?

 

 

 


Pour cette proposition, je vous invite à vous inspirer des "petits meurtres exemplaires" un savoureux recueil de textes de Max Aub que vous trouverez dans toutes les bonnes librairies.

 

Si vous voulez en écrire vous même

1. commencez par dresser une liste de choses agaçantes à souhait, pas nécessairement très graves, mais de ces petites choses qui parfois vous poussent à bout, par leur répétition leur intensité

2. Puis partagez cette liste avec votre conjoint(e), votre meilleur(e) ami(e) ou votre pir(e) ennemi(e) et demandez lui d'en choisir une.

3. Racontez ensuite une histoire courte, entre 2 et 20 lignes, dans laquelle vous mettrez en scène un personnage soumis à cette chose agaçante, donnez nous un crescendo, une montée en tension et ... une chute. Un meurtre, par exemple.

 

Attention, plume de rue n'invite pas à mettre à exécution les propos écrits par soi ou d'autres publiés sur ces pages (même si cela peut être tentant) et se dédouane de toute responsabilité en ce sens.

 

 

mcommemagdeleine

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 09:00

  P1100771

Plume invitée : Juliette

Ecrit sur proposition

 

 

J’aurais peut-être dû claquer la porte plutôt que de partir ainsi, sur la pointe de mes talons aiguilles, prenant soin de ne pas heurter ses nombreux chers bibelots, ses trophées, clichés de lieux balayés en quelques heures ou quelques jours, jamais une éternité, pour affaires ou à loisir, des couvre-chefs, des totems, des poteries, des broderies, chandeliers branchés, reliques animistes, des souvenirs amnésiques amassés et empoussiérés, laissant sur place mes affaires, quelques habits d’hiver, le déshabillé trop grand offert à Noël, un collant filé et un livre auquel je tenais - tant pis, le quittant endormi dans son grand lit géométrique – un énorme rectangle en contreplaqué verni où on pourrait tenir à quatre, même en diagonale et où il regrettera que je l’aie abandonné dans sa vie toute tracée, rectiligne comme cette voie du métro aérien entre l’Etoile et la Nation, qui me passe au-dessus et que je suis à pied, droite et sans virage, rejoindre mon petit studio dans une de ces immenses verticales du quinzième, sur le bitume, froide et mécanique, en ce matin d’hiver désert où j’ai réalisé que je suis un grain de sable dans la vie de cet homme et tous ceux avant et que je ne veux pas – que je ne veux plus - n’être qu’un point sur la photo, à lui, à eux, posée sur les toiles de leurs vies, je veux ma propre ligne de fuite, m’offrir des perspectives, la possibilité d’un cadre à ma dimension, cesser d’être cette âme gelée, le négatif d’un être brillant et trouver ce qui me donnera du champ, projeter ma vie en quadrichromie, là où le regard porte loin et où le flou est artistique, avançant ou restant, peu importe tant que cela fait sens, pour une fois, pour toujours, ne pas avoir, ne plus avoir envie de claquer la porte sans lui dire adieu.

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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 08:59

  P1100771

Plume invitée : Véronique

Ecrit sur proposition

 

 

 

Ardente rencontre  

Beaux voyages au bout du monde

Conversations rondes et fécondes

Délicieux effeuillages tout contre

Et maintenant ?

Faire semblant d’être là, toi, moi

Glisser des absences, craindre les silences

Hisser le souvenir d’un désir sépia.

Insidieusement

Je m’ennuie, tu m’ennuies, je t’ennuie

Krash moelleux, fin du transport amoureux.

L’habitude nous bouffe, la lassitude nous étouffe

Malheureux et mutiques

Nous élargissons le gouffre.

Où pourrions-nous retrouver les baisers légers, le temps d’aller au ciné, l’envie de juste se parler ?

Prendre des chemins de traverse

Quand tout devient si certain, quand tu parais si lointain.

Retournons à nos premiers matins

Sauvons nous des vieilles armoires

Tuons le malin qui distille la paresse

Usons nos imaginations, rapiéçons nos délires

Vivons tout ce qui nous reste à vivre

Wagons de rêves et de caresses.

X est l’inconnue, presque une promesse

Y a-t-il un avenir pour notre histoire ?

Zéphyr d’espoir que je veux croire.

 

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 09:02

eiffel

30 mars

Les propales à écrire ...

 

Une proposition d'écriture à faire chez soi ou où on veut. Si on veut ...

Pour ceux qui le souhaitent (ou le veulent), envoyez moi vos textes,

seuls ou avec les photos qui les accompagnent.

Je lis, en réponse j'écris, et souvent je publie ... Ici.

 

Où envoyer ?

 

 

 


 

Pour cette mouture des propales à écrire, plume de rue vous propose un acrostiche.

 

Plutôt qu'une définition, des exemples en cliquant sur la photo ou dans le dialogue plus bas.

 

P1050429

 

Alfred de Musset

Quand je mets à vos pieds un éternel hommage
Voulez-vous qu'un instant je change de visage ?
Vous avez capturé les sentiments d'un cœur
Que pour vous adorer forma le Créateur.
Je vous chéris, amour, et ma plume en délire
Couche sur le papier ce que je n'ose dire.
Avec soin, de mes vers lisez les premiers mots
Vous saurez quel remède apporter à mes maux.

George Sand

Cette insigne faveur que votre cœur réclame
Nuit à ma renommée et répugne à mon âme.

 

Pour votre acrostiche choisissez

LE mot,

Unique, sonnant et non trébuchant, inspirant et non transpirant.

Méditez quelques instants,

Elucubrez

Déambulez là où vous portent vos pas,

Et ouvrez les yeux

Regardez vers le haut, le loin, le tout près,

Un rien suffit parfois...

Ecrivez !

 

mcommemagdeleine

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 11:18

  P1100771

Plume invitée : Feist

Ecrit sur proposition

 

 

 

Le temps, mur contre lequel la lutte semble sans fin.

Dans ce combat inégal où il demeure le maitre du jeu,

Il dirige, je subis.

 

Pourtant, l’optimiser est ma quête quotidienne,

Je le dissèque, je l’étire, je crois le contrôler

Programmer, organiser, combler, compresser…sans succès.

Dès que je pense le maitriser, il s’amuse à se courber, s’accélérer ou ralentir…

 

Mais quelle stratégie adopter : le défier, le regarder en face et partir à l’assaut ?

Non, le temps est perfide et paradoxal,

Monsieur veut être apprivoisé, charmé, son adversaire doit se soumette.

Alors comment suspendre ma folie face à ce duel inutile ?

Lâcher-prise, gaspiller le temps, le laisser s’égrainer sous mes yeux…

Me laisser avaler, absorber pour pouvoir mieux flotter, nager,  

Voilà peut-être mon unique salut …

 

 

 

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 15:02

  P1100771

Plume invitée : Véronique

Ecrit sur proposition

 

 

Au revoir – il a pris son sac et salut.

Blues en bandoulière, j’arpente le boulevard dans la nuit qui neige ; je m’offre un Get 27 toutes les demi-heures, pas plus.

Corps transis, larmes gelées, il est une heure du mat quand je remonte les six étages enfoncés dans le silence du sommeil d’autrui.

Dormir : une utopie

Ecrire : une illusion

Fuite impossible, coincée entre les murs d’une histoire, sans autre porte que la sortie.

Guerroyer, se battre, combattre, débattre avec les souvenirs – du premier regard à la dernière absence – cristaux, joyaux et fibules, longue épine enfin.

Humble désormais, dénudée, expropriée de la chaleur d’un corps, présence qui s’amenuise si vite, flamme fragile qu’on veut protéger, surtout ne pas souffler.

Il est parti. Il a pris son sac et laissé son vide sur les étagères. Nos livres vivaient enlacés comme nos jambes aux beaux jours de l’amour, mon amour …

Je contemple en aveugle ce délaçage des jambes, des livres, des langues.

K.O. allongée dans le couloir – le froid qui passe sous la porte – apitoiement sur soi – dire à voix haute « il est parti »  et encore « je suis triste » – sanglots libérateurs.

Longtemps vouloir rester là, juste pour avoir froid, se repasser le film des gestes tendres, juste pour avoir mal, se rappeler les petites lâchetés, juste pour nourrir la colère et la faire éclater.

Mille raisons de se séparer, aucune pour accepter de le voir s’éloigner, le dos droit, le sac au bout du bras.

Noyée à cette idée : dans un seul sac, tout est rentré.

Où est-il ?

Personne ne répond. Rappeler. Réentendre sa voix. Couper. Rappeler. Laisser sa voix s’enfoncer. Couper. Rappeler. Ne plus le supporter.

Que décider ? Là maintenant, toujours allongée dans le couloir, épuisée, vidée, les yeux au plafond, glissant d’une fissure à l’autre.

Remettre les choses en perspective.

Sans conviction. Sale habitude, espoir noir, rebond-prison.

Treize années – ma main dans ta main et puis plus rien.

Un sac où tout est rentré.

Vouloir tirer un trait, déraper, refuser le mot de la fin, enrager, laisser les lettres s’envoler :

WXYZ ne pas pouvoir mettre un point



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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 12:49

eiffel

... mars

Les propales à écrire ...

 

Une proposition d'écriture à faire chez soi ou où on veut. Si on veut ...

Pour ceux qui le souhaitent (ou le veulent), envoyez moi vos textes,

seuls ou avec les photos qui les accompagnent.

Je lis, en réponse j'écris, et souvent je publie ... Ici.

 

Où envoyer ?

 

 

 


 

Le personnage de la photo ci-dessous rentre chez lui. Son absence peut avoir duré quelques minutes comme un temps très long. Il peut être pressé ou pas du tout, avoir choisi de marcher ou y avoir été contraint, être ivre, à jeun, reposé, épuisé.

Ecrivez un texte au monologue intérieur de ce personnage.

 

 

Photo : bir hakeim neige 2 de Vincent Roussarie
in
ou aussi en vrai au 113 rue des dames dans le 17ème

 

-------------------

 

Le monologue intérieur qu'est-ce que c'est ? 

Il est caractérisé par des phrases privées de verbe et de syntaxe, des énumérations, une logique peu visible : des idées juxtaposées, des associations d'idées, de mots sans forcément de rapports entre eux des ellipses, une ponctuation inhabituelle.

Il évoque le flux ininterrompu des pensées qui traversent un personnage au fur et à mesure qu'elles naissent sans en expliquer l'enchaînement logique.

A lire en monologue intérieur : Le lieutenant Güstl d’Arthur Schnitzler

mcommemagdeleine

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 08:45

P1100771

 

Plume invitée : Juliette

Sur proposition

 

 

 

 

Mode d’emploi pour remettre les choses en perspective

Détester le RER et envier ceux qui prennent le métro.

Changer de lieu de travail, abandonner le RER, se réjouir et constater que le métro aussi est bondé, avec son lot quotidien d’avaries techniques ou humaines et qu’il y est beaucoup moins commode de lire.

Détester la zone industrielle de Nanterre et rêver de travailler dans de l’Haussmannien.

Changer de lieu de travail, intégrer un immeuble particulier dans le quartier de la Madeleine et constater que l’isolation des fenêtres est approximative ce qui pose un problème en période de grand froid (et probablement de fortes chaleurs …), qu’on ne peut pas faire un pas dans la rue sans buter contre (au choix, réponse multiple possible), une valise, un touriste, un individu pressé, un vélo, un scooter, voire un automobiliste daltonien, que le bruit règne en tous lieux, que les restos de quartiers sont chers et bondés et que finalement une cantine a du bon.

Détester les multinationales et fantasmer sur les PME à taille humaine et aux process souples.

Changer de lieu de travail et vérifier l’adage de l’herbe verte.

Se dire que c’est vraiment moche et que la vie est injuste. Beaucoup trop.

Aller faire un tour à l'institut Curie.

Prendre une claque. Magistrale.

Sortir sonnée.

S’engouffrer dans une bouche de métro, regarder le tourbillon des vivants rentrer de leur boulot et faire la tronche.

Oublier de détester.

Sentir une larme couler sur sa joue.

Remettre les choses en perspective. 

CIMG2032

 

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 08:24

eiffel

2 mars

Les propales à écrire ...

 

Une proposition d'écriture à faire chez soi ou où on veut. Si on veut ...

Pour ceux qui le souhaitent (ou le veulent), envoyez moi vos textes,

seuls ou avec les photos qui les accompagnent.

Je lis, en réponse j'écris, et souvent je publie ... Ici.

 

Où envoyer ?

 

 

 


 Un matin, vous, un personnage, réel ou fictif, homme ou femme, jeune ou vieux, gentil ou méchant, brun ou blond, quelconque ou extraordinaire ouvre ses volets. Cela peut-être un geste répété, occasionnel ou la première fois, ici et maintenant. Il / elle / vous / tu / je ouvre ses volets et voit :

 

Photo_87AE475D-B821-26E2-074F-632AFEE55586.jpg

 

Ecrivez un texte, au présent de l'indicatif nous donnant les impressions, sensations, visions, de ce personnage au moment où il a ceci devant les yeux, ce qui peut être une première ou énième fois, à un moment précis de la journée.

 

Photo GriZou

mcommemagdeleine

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 07:40

  P1100771

 

Plume invitée : Véronique

Ecrit sur proposition

 

 

 

Arrogant noir de café

Balbutiantes pensées ensommeillées

Carnet fermé, stylo capuchonné.

Doutes en bataille

Emotions qui ferraillent.

Fais, défais, refais cette nuit !

Giratoire des désirs

Hélice ventée de plaisirs

Ici, ailleurs, toujours se souvenir …

Jamais se repentir.

Kendiraton – s’en fout des gens !

Largue les amarres, oublie de t’étioler

Marre des tous petits amours, sans fard et sans atours

Nantis de rêves effilochés

Ombres fuyant au petit jour

Plaines mornes des passions édulcorées.

Qu’importe ta raison, tes si et tes comment !

Reste éveillée, garde ta joie naissante, et dans un instant

Scandaleuse et ensoleillée, tu oseras

Tu lui diras :

« Viens, je t’attends

Waterloo c’est fini

X en croix de bois sur mon cœur

Zanzibar, départ dans trois heures ! »

 

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