Regards de rue, hésitations urbaines, pensées au fil de la Seine et des autres eaux.
Carte postale de déambulation africaine par Véronique qui nous livre ce qu'on ne peut pas photographier
La mémoire des marins passant le Cap de Bonne Espérance, le goût du gemsquash trop salé, le sable des dunes rouges du Namib crissant sous la dent, le vent dans les arbres morts, tout la germanitude embrumée de Swakopmund, le cri de l’otarie, un vol de nuages à l’aplomb de Skeleton Coast, l’odeur mêlée d’encaustique et de menthe poivrée qui s’élève des arbres pétrifiés venus du Soudan à la nage voici 4000 ans, l’humour des girafes, les chaos du camion, une voie émue qui fait revivre la rencontre des éléphants et de l’hippo, la désespérante sincérité des San, le doux clapotis de l’Okavango, la bande mauve de l’arc-en-ciel traversant les Victoria Falls, le désir de revenir. Tranquillement.
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