Regards de rue, hésitations urbaines, pensées au fil de la Seine et des autres eaux.
Déambulation, mot féminin itinérant
Qu’est-ce qu’une chronique féministe en 2011 si ce n’est une déambulation, une errance sans arrêt, une ballade selon sa fantaisie ? La chronique ne fait pas programme politique, fut-il pour réclamer l’égalité des droits, l’extension du rôle et le respect des personnes de sexe féminin. La chronique commente avec régularité l’actualité. Il est donc naturel qu’une chronique féministe prenne place dans « Plume de rue » … car nos rues, celles des villes et des entreprises, sont pleines d’occasions de prendre la plume pour commenter avec humour ou colère ce qui s’y passe, s’y entend, s’y voit et s’y fabrique concernant les femmes. Un commentaire où le masculin n’est pas neutre (contrairement à ce que prônent les grammairiens de l’Académie) et où le féminin n’est pas éternel (contrairement à ces images venues d’Epinal).
Dimanche 15 mai 2011, la déambulation passe par le bistrot du coin ; il est 11 heures et le goût de l’expresso se love dans le tintamarre des conversations. Oh Lillois, pardonnez-leur, ce n’est pas votre Coupe de France qui croule sous les célébrations … Vous auriez dû faire la Une, elle vous est dérobée, arrachée, volée. Par une Femme. Une femme de chambre de l’hôtel Sofitel de Manhattan. Car la faute n’en revient pas à DSK qui s’en serait bien passé (à moins que). C’est bien par Elle que le drame se noue. Certains en érigent déjà l’hypothèse : a-t-elle été manipulée ? – théorie du complot -, plutôt que sexuellement agressée ? – vie courante. Tout le bistrot a le nez dans le JDD et la question tourne en rond : DSK est-il carbonisé ? Cela, je vous le dis, ne serait pas arrivé si le Sofitel Manhattan employait des hommes de chambre.
Alix
Photo : Magdeleine