Regards de rue, hésitations urbaines, pensées au fil de la Seine et des autres eaux.
Après un vol sans fin,
de là où l’oncle d’Amérique en a oublié certains,
de là où les baobabs montent jusqu'au ciel,
de là où le marchand de sable a installé sa production,
de là où quand elle coule et qu'elle rencontre la lumière, l'eau donne l'ivresse du vin,
de là où la grâce des éléphants n'a d'égale que le sourire des humains,
de là où la croix et le scorpion se contemplent en levant les yeux,
l'atterrissage est brutal.
Bagarre au tapis roulant pour récupérer ses affaires, toilettes sans commentaires, portes fermées pour cause de courant d'air, chauffeur de taxi en arnaque tarifaire, ce ne serait pas aussi ça la misère ?
De la déambulation dans la savane naîtra sur plume de rue une nouvelle rubrique, distillée en plusieurs fois pour se réchauffer un peu quand viendra l'hiver, nourrie de souvenirs d'Afrique, d'anciens et de nouveaux talents. Les photos sont au triage et les textes au recopiage.