Regards de rue, hésitations urbaines, pensées au fil de la Seine et des autres eaux.
« Rosebud, Rosebud », l’ineffable parfum du souvenir de votre enfance, qui éclate dans sa tête, comme si Aladin s’échappait de sa lampe.
Promenade dans Rome, trois images qui renvoient au doux parfum de sa jeunesse. Une mystérieuse inconnue assise sur un mur devant le Panthéon, deux simples vitrines, et soudain me voici plongé cinquante ans en arrière : le monde à la fois disparu et si présent du chic et de la distinction qui a été celui de ma jeunesse. Ma mère directrice d’une maison de couture, qui fut l’exemple de l’élégance et de la classe. Mes yeux se ferment et me voici plongé dans un monde de luxe, celui des maisons de couture, de la silhouette des mannequins, de la grâce intemporelle, de la poudre et du fard, des chapeaux qui magnifient un port de tête, de la beauté des femmes.
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Textes et photos : Patrick Masson