Regards de rue, hésitations urbaines, pensées au fil de la Seine et des autres eaux.
Le silence religieux et imperceptible, le son de celles qui lisent des ouvrages en papier bible.
Les feuilles blanches noircies et les crayons qui courent sur le papier.
La nouvelle née sous la plume et la version électronique déposée sur le site web du concours.
Une place de choix au moment des résultats et la joie d’une reconnaissance jaillit.
La lecture de certains commentaires et l’amertume grandit.
L’envie de plus et la sensation de compétition qui gagne.
Le détour par le rayon livre de la FNAC et des mises en avant qui décident de la vie ou la mort des romans.
Le règne du marketing et des sélections qui donnent le vertige.
La valse des acheteurs et le balai de ceux qui vendent.
Le RER bondé et le livre s’ouvre comme une nécessité.
Moins que Zéro et le talent de Bret Easton Ellis apparaît comme une évidence.
Le froid en sortant et une pensée pour ceux qui mangent aussi dehors.
Un restaurant bruyant et la tête explose.
Repenser à cet endroit où seules résonnent les pages qui se tournent et envier celles qui l'habitent.
Marcher, faire le vide, écrire.