Regards de rue, hésitations urbaines, pensées au fil de la Seine et des autres eaux.
Pendant que David mégalo sanctifiait Napoléon, Gainsborough couvrait les pelouses de Hampstead de chasse à courre et de petits chiens et qu’au pays Dogon, les serrures ne deviendraient œuvres que bien plus tard, lui, il peignait des petites fleurs avec des procédés évoluant avec son nom, dessinait des ancêtres modernes de mangas, des hommes aux muscles saillants, aux poils assumés, des femmes aux chignons épinglés, expressifs, désarticulés, des scènes quotidiennes autour du mont Fuji réinventé. Sans perspective dans un monde flottant, il estampait délicatement la poésie du soleil Levant
Or pour faire une estampe il faut un dessinateur, certes mais aussi des artisans, un graveur, un imprimeur. L’œuvre naît du travail collaboratif d’une équipe dont le chef artiste sait s’entourer.
Une jolie expo au Grand Palais à voir et à penser.