Regards de rue, hésitations urbaines, pensées au fil de la Seine et des autres eaux.
Le piano égrène ses notes
Le jour diminue
Les graves résonnent puis meurent
Les ombres apparaissent sur les murs blancs
Les feuilles frémissantes du rosier sur la fenêtre rappellent qu’à l’extérieur le frais s’est installé
La bougie mêle son parfum à celui du gâteau aux noix
La mélodie est lancinante, répétitive
Mes pensées ont la saveur de l’automne,
Mélancolie de fin d’après midi.
Ecouter Ludovico Einaudi sur un canapé recouvert d’un tissu de patchwork
Balayer du regard la pièce, ses clochards en peintures, ses fissures, ses reflets
Chercher les mots et caresser le clavier avec des rythmes différents, frénétiques ou hésitants.
Effaçant, modifiant, relisant, avançant, effaçant.
Calme apparent, chahut intérieur.
Inspiration tarie
Quête d’un nouveau souffle
D’une autre voix
D’un je, d’un tu, d’un elle, d’une île.
Chercher l’idée, dans la pensée, dans le miroir, dans le coin de ciel au dessus de l’immeuble, se laisser bercer, se centrer, concentrer.
Trier.
Faire mûrir, grandir
Sans se précipiter.