Regards de rue, hésitations urbaines, pensées au fil de la Seine et des autres eaux.
A Anvers, le quartier des diamantaires s’inscrit dans la cité. Les vitrines laissent admirer les pierres et les promos, les transactions sont ici mais pas exposées. Les juifs orthodoxes dînent avec leurs chapeaux sur la tête et les juives traditionnalistes portent perruques et bas sombres dépassant de leurs jupes en laine pour pousser leur avenir à l’école.
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Le quartier Art Nouveau se laisse déambuler comme le lieu résidentiel de n’importe où. Il s’agit juste de lever les yeux pour les inscriptions en mosaïque, les dessins floraux, les arrondis aux fermetures. C’est loin de la Meer et de ses boutiques d’habillement aux mêmes enseignes qu’à Tourcoing ou à Madrid. Geox, H&M, Diesel, Cerruti commencent les soldes d’hiver dans une ambiance musicale mondialisée.
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Les maisons de Plantin Moretus et de Mayer van den Bergh se paient cher mais valent leur pesant d’Histoire. Une bible de Gutenberg, des caractères à imprimer vieux du début, des infinités de combinaisons pour faire des livres pressés à la main rappellent qu’aujourd’hui la révolution numérique rechange tout. Et c’est comme ça. Il faut prendre le train ! Un Brueghel père a mêlé le coup d’œil et de pinceau pour une satire de nous l’espèce humaine drôle et tendre. Mais où Pixar va-t-il chercher tout ça ?
Le MAS en verre et brique donne la vue à 360 degrés grâce à des escaliers mécaniques qui changent les points de vue à tous les paliers. Un édifice récent, très pour garder l’histoire de la cité. C’est chouette et aéré, amusant à photographier. Une source à inspiration. Du haut de ce bâtiment seulement trois ans nous contemplent et pourtant j’y resterais une éternité. Il y a tant à regarder, d’ombres à jouer, et il y a le port par quelques flocons de neige déposés et tenus. Ici, des kilomètres de hangars, de containers, de quais, de bittes, de grues et de cordes qui vivent tournés vers l’ailleurs.