Regards de rue, hésitations urbaines, pensées au fil de la Seine et des autres eaux.
Olivier Adam a été écarté de la sélection des déjeuneurs de chez Drouant.
Les Lisières sont en dehors de la liste du Goncourt.
Je suis amère, je suis en colère !
Parce que,
même si je suis une fan inconditionnelle et que je peux donc manquer de discernement,
même si il faut bien avouer qu’il y a dans Les Lisières un côté compil des grands thèmes de mon cher auteur
et même si Olivier Adam fait moins rire que Bigard (c’est dire si il n’est pas drôle !),
il y a dans ce livre un regard sensible sur le monde réel, une plume criante de sincérité sur les vrais gens, une langue qui sonne juste, c’est une photo de la banlieue, pudique et réaliste, une de celle qui souligne et prend aux tripes. Et je ne fais pas référence à la quarantaine qui fait mouche, aux références politiques qui peuvent partager. Déranger ?
Les critiques littéraires auraient-ils des ornières ?
Ou alors ...