Regards de rue, hésitations urbaines, pensées au fil de la Seine et des autres eaux.
| Râper finement 500g de carottes. Apprécier la couleur et vous remémorer les 4L, les boissons vénitiennes, les Torii et les poèmes de Paul Eluard. Dans une sauteuse faire revenir 1 oignon dans de l’huile d’olive. Constater que pour arriver au cœur il faut enlever de nombreuses couches, et que ça pique les yeux. | |
| Ajouter les carottes et le jus d’une boîte d’une grosse boîte de thon au naturel (180g environ). Invoquer l’endroit d’où il vient et fermer les yeux. Quelques instants sentir le sable sous vos pieds et le vent sur votre peau. | |
| Faire cuire à feu doux, laisser mijoter. Humer. Ecouter. Vous transporter quelque part où les repas sont faits autour du feu, sous une tente ou à la belle étoile quand la nuit est déjà tombée. Battre 4 œufs avec un petit pot de crème fraîche. Entendre d’une seule voix tous ceux qui ont dit : tu restes dîner ? | |
| Ajouter 100 grammes de gruyère râpé et le thon émietté. Vous rappeler ces endroits où on mange du poisson autour d’une grande table. Le Pulpo, les séances d’étirement et tout ce qui y ressemble. | |
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Saler, poivrer, assaisonner à votre goût.
| Hésiter. Improviser. Ne pas en rajouter. |
| Mélanger le tout avec les carottes. Penser à ceux qui ont les fesses roses et que vous avez tenus dans vos bras. Verser le mélange dans un moule à cake beurré. Penser à ceux qui vous rendent aimable.
Mettre à four chaud thermostat 6/7 (200/220°) pendant 35/40 minutes et penser à ceux qui le mangeront.
Sourire.
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Servir tiède avec une sauce (au fromage blanc, à la tomate, une mayonnaise) ou froid arrosé d’un jus de citron.