Regards de rue, hésitations urbaines, pensées au fil de la Seine et des autres eaux.
Des taxis comme s’il en pleuvait, attendant le chaland, proposant leurs services. Les sièges sont mous et l’eau de toilette envahit l’habitacle autant que la BBC branchée sur les jeux Olympiques.
Il y a celui qui tout de suite propose ses services pour le retour et fait un détour quand il comprend que l’affaire n’est pas gagnée.
Il y a celui qui propose aussi mais respectueusement, à la fin.
Il y a celui qui a été à Paris, il y a vingt ans, oui, au moins, et qui a trouvé la Tour Eiffel magnifique, si grande.
Il y a celui qui a un uniforme d’occasions et qui fait la causette à la passagère, façon guide touristique, expliquant le vieux petit pont désormais pour les trains et le grand récent pour les voitures. La vue sur la Cornouaille vaut le détour.
Il a celui dont le ventre touche le volant et les poils blonds couvrent une peau dépigmentée par endroits.
Il y a celle qui fait son job, en plus de celui qui est en pub sur la boite à gants - pretty nails, laissant sonner son portable et ses autres clientes.
Il y a celui qui ne dit rien.