Regards de rue, hésitations urbaines, pensées au fil de la Seine et des autres eaux.
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Dimanche dernier il faisait beau. Très. Un jour à ne surtout pas s'enfermer. Pourtant ... L'après midi s'est enchaînée. L'exposition Richter à Beaubourg (à gauche). Un TGV. Le début d'un séminaire professionnel sur les riches terres du patron (à droite, très).
Et pourtant, entre les deux, au-delà du jeu de mot, les règles de l'Art!
Gerhard Richter n'en suit aucune, s'inspire de photos et en fait des toiles à s'y méprendre, des nuages réels ou des portraits comme tirés sur papier. Il donne dans le figuratif et dans l'abstraction, composant avec des tâches ou des flous, mais aussi des paysages, des scènes historiques, une bande à Baader criante, un oncle nazi et sa soeur victime de l'eugénisme. C'est un voyage déroutant de couleurs et de gris entouré des toits parisiens luisants sous la lumière.
Et puis plus loin, là-bas, c'est tout l'inverse. Au milieu de la campagne, sous le ciel voilé, les règles sont suivies à la lettre. La restauration d'un château du XVIIIème scrupuleusement conforme à l'époque et à l'original. Jusqu'aux rangées de tilleuls replantées pour être alignées avec les pièces du bâtiment, la peinture conservée sur les murs du salon, juste quelques retouches pour boucher les trous, la tapisserie restaurée à la pince à épiler et le portrait de Marie-Antoinette, parce qu'elle est presque une vieille copine, parce que c'est de là qu'on vient (ou presque).
Il est bien connu qu'en matière d'art, comme de couleurs, il n'y a là qu'une affaire de goût, mais l'art des Rich'terres, chacun dans leur genre a ensoleillé mon weekend !