Regards de rue, hésitations urbaines, pensées au fil de la Seine et des autres eaux.
Une expo photo, ça fait réagir. Joli, bien vu, mais comment il a fait ça, ah tiens je reconnais, pfff j'ai fait la même, superbe, quelle horreur, hum hum, on dirait du...
Cette année j'avais déjà vu Antoine d'Agatha au bal et j'en garde encore les images, jusque dans mes cauchemars.
Et puis, dimanche je suis allée à la fondation hcb (Henri Cartier-Bresson, pfff).
Une expo d'un inconnu (de moi), 3T dans télérama. Bon... Il est écrit à l'entrée que ce gars là s'est arrêté de photographier pour écrire, faire de la méditation et du yoga. Bon... Et puis, des la première image une sensation incroyable. Celle d'être juste au bon endroit. Dedans.
Je suis restée sans voix.
Ce mec là photographie son point de vue. Il n'est pas question de savoir si ça fait brrr, grrr, ksss ou aaah. Ça cause, c'est tout.
J'ai adoré les parti pris de cadrages, à hauteur de ce qui est le sujet, le livre que lit le clochard sur le pavé parisien, le gros chien au premier plan devant la petite fille, les gens de Valparaiso, vivants, leurs mains, leurs pieds et les enfants pris en flagrant délit d'être là.
Bref, Plume de rue recommande Sergio Larrain. D'urgence !