Regards de rue, hésitations urbaines, pensées au fil de la Seine et des autres eaux.
Comme tous les ans, Paris se vide de ceux qui partent, rendant plus visibles ceux qui restent.
Les RER se font moins nombreux mais restent pleins aux heures de pointe.
Les entreprises se vident des salariés vidés pressés de faire le vide.
Ceux avides de grands espaces vides vident leurs cagnottes pour un ailleurs, remplir leurs souvenirs et oublier leur boulot vide de sens.
Les trottoirs témoignent des placards et des appartements qui se vident au calme de l'été dans la frénésie collective d'un rangement pour mieux se remplir à la rentrée.
Sur les pelouses, les cadavres des bouteilles vides témoignent de la convialité partagée, du vide temporairement comblé.
Comme tous les ans, tout n'est que recommencement, ad vide ad eternam