Regards de rue, hésitations urbaines, pensées au fil de la Seine et des autres eaux.
Hier, je me suis réveillée après une nuit courte, cisaillée. J’avais fait un rêve rempli des événements de la veille. Une histoire contrariante, abracadabrante et si proche de la réalité. Une réunion animée, des collaborateurs opposés. Au petit déjeuner, une envie de les gifler. La cuillère dans le café, je ruminais. La pression montait. J’attendais. Que quelque chose vienne tout arrêter. Un cataclysme nucléaire ? Une grève de RER ? Rien ne s’enrayait, tout n’était que quotidien. Je me suis douchée, habillée et même maquillée. Rien ne s’y opposait. Aucun signe du destin. Au moment de tourner la poignée, je me suis arrêtée. Il était hors de question de franchir le pallier. Et pourtant, j’y suis allée.