Regards de rue, hésitations urbaines, pensées au fil de la Seine et des autres eaux.
Elle avait donné rendez-vous à 11 heures à la sortie du métro. Le soleil était venu aussi. Ils ont traversé le parc chargés d’appareils à images et à mots. La glycine blanche et le Ginko n’étaient pas fleuris mais le printemps était bien là dans les carrés symboliques. Il a été question de Chalon le négociant, de Chevetov l’architecte, de Martin le géant grâce à qui le vin se vend à terre. Là où les platanes réfrigérants dissimulent les ruines d’une folie, Simone de Beauvoir les a fait traverser. La guinguette autrefois pirate est venue de Chine mais aussi de guincher, à moins que ce ne soit de guinguet. Au pont de Bercy, ils ont franchi l’ancien mur d’octroi et longé une voie étroite, bordée de tag et d’eau. A l’arsenal, ils se sont assis à l’ombre d’une madeleine en fleur et ont écrit quelques lignes. Tant va Fluctuat Nec Mergitur qu’à la fin elle se casse. Le temps passant, ils ont pris la Bastille au pas de course et par Charonne sont arrivés chez Agnès, lieu de vin dans l’arrondissement numéro vingt. Ils ont été accueillis par un festin et les papilles des déambulateurs créatifs ont goûté au plaisir naturel en même temps que leurs jambes au repos. Les bouteilles étaient l’objet de la consigne, et chacun a lu quelques lignes. Chacun est reparti avec la matière à coucher sur le papier et un compagnon de création. Bientôt les récits de déambulation seront postées ici au fil de l’eau, au gré des plumes et de l’humeur des images.
C’était une belle déambulation. Merci ! La prochaine ? Le 8 mai …
Une autre nuit ....
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