Jeudi 31 mai 2012
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08:14
Hier, je me suis réveillée après une nuit courte, cisaillée. J’avais fait un rêve rempli des événements de la veille. Une
histoire contrariante, abracadabrante et si proche de la réalité. Une réunion animée, des collaborateurs opposés. Au petit déjeuner, une envie de les gifler. La cuillère dans le café, je
ruminais. La pression montait. J’attendais. Que quelque chose vienne tout arrêter. Un cataclysme nucléaire ? Une grève de RER ? Rien ne s’enrayait, tout n’était que quotidien. Je me
suis douchée, habillée et même maquillée. Rien ne s’y opposait. Aucun signe du destin. Au moment de tourner la poignée, je me suis arrêtée. Il était hors de question de franchir le pallier. Et
pourtant, j’y suis allée.
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Mardi 29 mai 2012
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13:29
Une proposition trouvée ici
"Jeudi dernier, Al Capone a été libéré d'Alcatraz" (*)
Une phrase qui sonne comme une promesse, tout comme le livre ouvert ce matin dans le métro bondé, ou les autres empilés à lire, plus tard, en dehors des heures de bureau. Une promesse d'évasion
autorisée.
(*) in Sauvez Mozart de Raphaël Jerusalmy. Actes Sud
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Lundi 28 mai 2012
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13:20
Sur proposition par Juliette :
Il y avait des ...
et aussi des
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Samedi 26 mai 2012
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09:57
L'Italie à la fenêtre .... A défaut de draps, des Nappes au lit ? Des cordes d'âges indéfinis ?
Sur la corde A lire ou à relire
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Mercredi 23 mai 2012
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09:39
Il fait grand soleil, et pourtant les rues sont désertes. C’est bizarre, je croyais que les gens de ce pays vivaient
dehors.
Je sors en tee shirt et en sandales, il a fait si chaud hier, et la première sensation c’est du froid, en même temps pas du vrai
froid parce que la chaleur n’est pas loin, en dessus ou en dessous. Pourtant mes orteils sont tous blancs et j’ai la chair de poule sous mon jean qu’importe le ciel est bleu le soleil jaune ça ne
devrait pas durer.
Je suis à découvert maintenant un vent souffle fort des sacs en plastique des
mégots des emballages en carton volent ça disperse ça ventile ça tourbillonne et c’est là qu’on s’aperçoit à quel point la ville est sale. Le linge aux fenêtres s’enroule autour des cordes et les
drapeaux autour de leurs hampes, les parasols tournent d’un côté de l’autre autour de leur pied, les devantures sont fermées les places vides l’ombre ennemie.
C’est le temps du mistral.
Publié dans : Billet d'GriZou
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