Regards de rue, hésitations urbaines, pensées au fil de la Seine et des autres eaux.
L'espace est bondé de gens venus de partout. Jeunes artistes, vieux politiques. Tous se prennent au sérieux. Les pique-assiettes et Anne Hidalgo cherchent à se frayer un chemin entre les conversations autour des projets personnels -pourvu qu’ils soient à l’étranger et filmés-, les « tu connais ? » et les signes de main « ah tu es là aussi ? ». L'expo? Elle a l'air géniale. Il faudra revenir pour le confirmer. Un jour où le Bal ne fera pas vernissage, un jour où moyennant 6€ on peut profiter seule ou presque des œuvres et du génie de la scénographie. Après Antoine d'Agata, Mark Cohen et tous les autres, la nouvelle proposition artistique de l’impasse de la Défense tient les promesses de ce lieu magique. C’est elle qui me l’a fait découvrir grâce à lui. Et hier avec elle, nous avons apprécié le sujet et son traitement.
Un immeuble survivant de l'apartheid sous toutes ses coutures par MIKHAEL SUBOTZKY & PATRICK WATERHOUSE. Des photos mais pas que. Des gens, des fenêtres et des points de vue. Un sujet simple mais qui ouvre l’imaginaire et la réflexion. Personnel et collective (et réciproquement) ! Au rez-de-chaussée, par exemple, des vues du même paysage par des fenêtres différentes. Une affaire de précision où se mesure l’ampleur du quotidien et de la répétition. Mieux que tous les mots.
Pour les détails, je repasserai. Car hier, la contemplation était interrompue. La coupe était pleine d’être vidée.