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Regards sur la culture, images des rues, mots venus par inspiration

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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 11:32

 

Parenthèse, mot féminin entre deux

Chronique 7 d’Alix, féministe

 

Cher(ère)s Tou(te)s, mes ami(e)s, mes lecteur(trice)s, il n’est point aisé d’écrire à tou(te)s en ne froissant personne sans abuser de ce double signe qu’est la parenthèse. Un signe pour ouvrir, un signe pour refermer ; mettre entre deux signes … la féminité. Dear all, my friends and readers, voilà qui n’arrive pas aux anglais(es). Mais notre langue se veut plus expressive dans la transmission de la nuance, le masculin d’un côté, le féminin de l’autre, mis entre parenthèses. Féminin retranché ? Enfermé ? Protégé ? Oui protégé, sans doute est-ce là la raison de tout cela ; la femme est chose si fragile. Espérant que la parenthèse des vacances vous soit douce déambulation ...


Alix

 

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Photo Magdeleine

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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 07:31

Quelques jours oublier RER et métro

et partir loin des

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Pendant que la rue sommeille

La plume se met en veille

Mais ô lecteurs et lectrices assidu-e-s

gardez un oeil sur plume de rue

La Chronique d'Alix, féministe ne prend pas de vacances

Et peut-être des cartes postales d'ailleurs qu'en France !

 

Et vous déambulateurs et déambulatrices avisé-e-s

La chasse aux bulots reprend à la rentrée

d'ici là, gardez grands ouverts les yeux !

Et surtout ... CREEZ !!!

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Published by Magdeleine - dans Breaking News
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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 07:59

CIMG3389

 

Fuyant cache misère

Des parfums luxueux

ou eaux de toilette

du supermaché

Odeurs de l’horreur

Moite du RER

Quand transpirent les pores

la promiscuité

des aisselles de ceux

et celles qui trop près

Tassés comme des porcs

envahissent l’espace

Je ferme les yeux.

 

Présent et discret

Parfum intérieur

doux et délicat

Souvenir d’ailleurs

Figuier de l’été.

 

Passants de la gare

Leurs regards hagards

Pourtant femmes et hommes

Traités comme des chiens

Le jour au turbin

Rêvent de lendemains

Mais supportent, contraints

L’enfer quotidien

Famille sustenter

Enfants à élever

Perdent humanité

Ecrasent les pieds

Quelle brutalité.

Je ferme les yeux

 

Présent et discret

Parfum intérieur

doux et délicat

Souvenir d’ailleurs

Figuier de l’été.

  

Fermant carapace

Oubliant rapaces

Ailleurs se projette

Bravant la tempête

Une légère brise vient

Faire frétiller mes mains

Poser sur le carnet

les mots qui frissonnent

et résonnent comme

les branches du figuier

qui se laissent flotter

en toute liberté

Alors j'ouvre les yeux

 

Présent et discret

Parfum intérieur

doux et délicat

Souvenir d’ailleurs

Figuier de l’été.

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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 13:37

 

parisdehaut471115Immobile devant la porte bleue, le voyageur s’interroge, comme stoppé dans sa course. Quatre chiffres, deux lettres, une incohérence sonne familièrement à son esprit. Une seule porte étiquetée de deux numéros apparemment contradictoires, 32, 32A. Deux adresses pour un seul lieu, comme deux prénoms pour une seule âme, la sienne.

Toutes ces années ont filé, remplies du temps qu’il a fallu pour essayer d’oublier le vide douloureux du secret de sa naissance. Une lettre, enfin, celle qu’il attendait depuis des années, lui a donné cette adresse, et l’accord de sa propriétaire. Il se sent à présent submergé par l’histoire du début de sa vie, à Ménilmontant, petit adopté au physique d’orient, grandi dans les ruelles aux allures d’Afrique du nord. Bouffée d’émotion, sale tour de la mémoire qui a trouvé une clé pour ouvrir ce coffre fort. Trente ans à Shanghai pour revenir aussi fragile devant l’origine, la réponse à la question qu’il pensait indispensable à son bonheur. Pousser la porte bleue et savoir. Ouvrir la porte et voir, sa mère, biologique.

Un rayon de soleil éclaire encore la courette, un atelier est là, rempli d’objets accumulés, témoins d’une vie qu’il n’aura jamais connu. Il pense à Germaine, qui était là, elle, qui réparait le cuir. Dans une jolie boutique à deux pas de là. Aujourd’hui, derrière la porte, c’est une vielle femme qui est assise dans sa chaise en rotin, une femme qui n’a pas voulu être mère, ou qui l’a été, plus fort encore, dans l’absence. A la seule force de l’imagination, tenant à distance ce que le corps n’oublie jamais. Une femme qui a pourtant dit oui un jour à son fils qui voulait la rencontrer.

L’atelier est là comme s’il avait attendu le début de l’histoire pour disparaître en poussière. A ce moment Pierre Minh comprend d’où il vient. De cet accident du destin, de l’accueil de Germaine, des questions venues très tôt sur le contenu de son âme, sur les raisons qui peuvent pousser à l’abandon. Comme chaque enfant il a pensé que c’était lui, qui n’avait pas su retenir sa mère, a pensé que c’était elle, qui avait fui loin de lui. Longues heures à se demander ce qui venait d’elle en lui, comme un portrait en creux, de quel esprit était-il fait ? Assurément pas de là, ce lieu qui ne lui ressemble en rien, ou chaque objet lui est étranger. Telle une sérigraphie, l’empreinte seule compte, une partie de papier s’envole et ne sert plus à rien. Restent, les contours du pochoir, les couleurs qui remplissent les vides, la beauté née de l’ensemble.

Rêve de jeunesse, cette rencontre avec sa mère s’est donc transformée en succès... pour lui. Pierre Minh n’a plus besoin d’elle, il n’a jamais eu besoin d’elle en fait, peut-on regretter réellement ce qui n’a jamais fait partie de notre vie ? Tout était déjà là, bonheur qui se cachait derrière la peur de manquer quelque chose. Il suffit d’ouvrir grand les yeux.

 

 

Texte et image Florence Andrea 

Déambulation Paris de Haut

 

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Published by Plume invitée - dans Plumes créatives
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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 11:02

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Gouache de Jean de la Lune inspirée par une photo de Chris Marker (“Passengers”)

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Published by Jean de la Lune - dans Les chroniques du RER A
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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 13:26

Prochaine déambulation Plume de rue


Bulot de la Seine 

Jeudi 28 juillet à 19h30

Rendez-vous à l’opéra Bastille, au pied des marches

 

Arrivée Métro Cour Saint Emilion vers 21 heures 30

pique-nique inclus

 

 

 

Cette déambulation créative part un lieu musical, ce sera la Saint-Samson, longe la Seine par le port de l'Arsenal, jusqu'à Bercy en passant par le pont Simone de Beauvoir et la piscine Joséphine Baker. Des lieux d'eau, au son des clapotis, loin de Paris plage.

Des invitations à écrire au début, en cours et à la fin de la déambulation, et à la fin, le partage de nos créations.

 

  vingt01

 

PAF : 20 euros incluant le pique nique. Nombre de places limitées Inscrivez-vous !

 

Une déambulation plume de rue, c'est un parcours dans Paris, sur un thème, en dehors des grands circuits classiques, quelques commentaires sans que cela soit une visite guidée. Des occasions d'écrire ou de prendre des photos pour ceux qui le veulent, et des rencontres.

Pour en savoir plus cliquez ici

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Published by Magdeleine - dans Déambulations !!!!!
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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 07:28

REP


Il était un compagnon de tous les instants, des bons et des mauvais moments.

il était à l'aise dans toutes les situations, discret mais d'une présence rassurante.

Il était l'oeil de la plume.
Il a été victime d'un accident basculaire.

Ses dommages opticaux sont irréversibles.
Voici sa dernière photo.

 

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Published by Magdeleine
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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 07:12

RIP

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Le lierre dans la pierre

Et autour des arbres noueux

Dans le sol boueux

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Published by Magdeleine
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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 11:16

 

Coutume, mot féminin de longue durée

Chronique 6 d’Alix, féministe

 

« Vaudou » à la Fondation Cartier (261 Boulevard Raspail – Paris 14), hommage rendu à Jacques Kerchache, inlassable explorateur et promoteur des arts africains à qui l’on doit le musée du Quai Branly. Plus de cent pièces et 1h20 de film documentaire passionnant, pour entrer dans les racines africaines du vaudou. Nous devons pour une grande part cette belle exposition à Anne Kerchache-Douaoui, puisqu’elle repose sur des objets, photos, notes et lettres de Jacques Kerchache appartenant à leur collection privée. On n’apprendra cependant rien de cette femme en parcourant ces trois grandes salles, si ce n’est qu’elle s’est mariée deux fois. Nous ne saurons même pas son nom. Il est facile de comprendre qu’en se mariant pour la première fois dans les années 60-70, elle ait pris le nom de son époux … mais passé l’an 2000, pourquoi s’affubler d’un troisième nom ? Sur son avis de décès, nous aurons sûrement le regret de lire la disparition de Madame Jacques Kerchache, épouse Kamal Douaoui. Puisque les femmes portent le nom de leur père, après tout, pourquoi ne pas porter celui des hommes qu’elles épousent ... afin que disparaisse également leur prénom au jour de mourir ? « C’est la coutume » disait ma grand-mère. C’est l’an 2011, mamie !

 
Alix

 

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Photo Magdeleine

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 18:00

La pluie fine et le vent font frémir l'eau de la Serpentine et chanter les platanes et les cygnes.

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Published by Magdeleine
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